SMD Natural : la France part à la découverte du sud marocain !

ALIMENTATION

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Alors que je suis actuellement dans l’Hexagone pour plusieurs mois, j’ai décidé de mettre en avant des artisans et des commerçants français qui vous proposent des produits naturels s’inspirant de la culture et de la tradition marocaine.
Mes lecteurs français (et européens), soyez prêts à être gâtés !

Dans ce nouvel article, j’ai le plaisir de mettre à l’honneur Naima, une maman entrepreneure (mom’preneure comme on le lit souvent) qui a décidé d’offrir à la France les meilleurs produits du terroir marocain.
Découvrons ensemble son magnifique projet !

Nora : Peux-tu te présenter ?

Naima: Je m’appelle Naima, je suis d’origine marocaine et je vis en France. Je suis la maman de trois merveilleux enfants et la gérante du site SMD Natural.

Nora : Que signifie « SMD Natural » ?

Naima : SMD signifie SOUSS MASSA DRAA qui est une région du sud du Maroc très riche en matières premières de qualité. Elle est connue notamment pour son huile d’argan.

Nora : Peux-tu nous expliquer le concept de ta marque ?

Naima : Ma marque se veut naturelle et bio, et ainsi proposer aux femmes des produits sans danger pour leur santé.

Nora : Quelles ont été tes inspirations pour la création de ce projet ?

Naima : L’idée était de revenir au naturel, à l’essentiel et de respecter la nature et ce qu’elle nous a donné.
Ma mère est ma première source d’inspiration. Elle n’a jamais eu recours à des produits chimiques pour prendre soin d’elle. Résultat : à plus de cinquante ans, elle possède une belle peau et très très peu de rides !

Nora : Quel message souhaites-tu faire passer à travers « SMD Natural » ?

Naima: La vraie beauté réside dans la confiance que nous avons en nous-même.

Nora : Ce qui fait la réputation de « SMD Natural » est la fameuse pâte à tartiner berbère que l’on appelle amlou. Peux-tu nous en parler ?

Naima: Amlou fait partie de moi ! Amlou et moi c’est une histoire d’amour qui dure depuis ma plus tendre enfance. Quand je voyais un pot d’amlou en rentrant à la maison, ma bouche se remplissait de salive et je courais chercher du pain pour vite me faire plaisir !
L’amlou possède plusieurs bienfaits. L’huile d’argan apporte des acides gras essentiels à notre organisme ainsi que de la vitamine E. Quant aux amandes et au miel, ils ont un indice glycémique bas, ce qui est idéal pour le goûter de nos enfants !

Nora : Parles-nous des autres produits que tu proposes à la vente.

Naima : Nous proposons principalement des produits de la région Souss Massa Draa, notamment des classiques de la beauté marocaine : le henné, le safran, l’huile d’argan, le savon noir ou encore l’eau de rose.

Nora : Où peut-on se les procurer ?

Naima : Sur notre site http://www.smd-natural.com ou en boutique à Saint Brieuc. N’hésitez pas à nous contacter pour savoir où se situe exactement notre magasin. En parallèle, nous faisons certains évènement tels que les foires ou les salons.

Nora : As-tu des projets pour l’avenir ?

Naima : Oui ! Ouvrir ma propre chaîne YouTube et partager avec mes abonnés plein de belles choses ! Mais surtout faire découvrir la richesse naturelle de notre pays Le Maroc !

Nora : Un dernier mot pour le blog Mon Maroc au Naturel et ses lecteurs ?

Naima : Soyez fiers.ères de ce que vous êtes, restez naturel.le et comme nous le disons tout le temps : la beauté réside dans la confiance que vous avez en vous-même !
Et bien sûr, amlou ramène du bonheur à la maison (rires) !

C’est sur cette note sucrée que se termine notre entretien. Je remercie chaleureusement Naima d’avoir répondu avec soin à mes questions. Quel merveilleux projet de vouloir mettre en avant le terroir marocain si riche en France !
Mais surtout, j’apprécie beaucoup le fait qu’elle fasse découvrir cette pâte à tartiner berbère exquise mais peu connue, doux souvenir de son enfance : l’amlou. La goûter c’est l’adopter !

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

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Vivre sans gluten au Maroc: témoignage d’une famille qui fait de la résistance !

ALIMENTATION

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Ce nouvel article est un peu spécial. Aujourd’hui, je laisse la plume à Lucie du blog Vivons Physio-logique (que tu peux retrouver juste ici :https://vivons-physio-logique.com) afin qu’elle témoigne de son expérience sans gluten au Maroc. Voici son récit :

De nos jours, partout dans le monde, l’alimentation industrielle a pris une place majeure dans les habitudes culinaires, parfois au détriment des habitudes traditionnelles, comme au Japon par exemple. Toutefois, il existe des pays où certaines caractéristiques modernes de l’alimentation sont ancrées depuis des millénaires dans leur culture. Au Maroc par exemple, l’omniprésence du blé ne fait aucun doute et ne date pas d’hier. Toutefois, il faut bien avoir conscience que le blé de leurs aïeux n’avait rien à voir avec le blé d’aujourd’hui. Pour un certain nombre de personnes, la consommation de blé moderne les rend malades, ils doivent donc s’en passer. Mais comment vivre sans gluten au Maroc ? Je vous laisse ici mon témoignage en tant qu’épouse et mère de deux enfants.

Le blé: la base de la cuisine marocaine
Et ce n’est pas peu dire. La société marocaine dans son ensemble rythme sa journée d’achat, de préparation et de plats à base de blé. Qu’il soit tendre ou dur, il est omniprésent et ancré depuis des siècles sur le sol marocain grâce notamment à la culture berbère.

Un grand nombre de spécialités incontournables que ce soit le couscous, les pâtisseries, les pâtes, les différents types de pains, le blé accompagne les marocains du matin jusqu’au soir. En effet, il est inconcevable pour un marocain de manger un tajine sans pain.

Et tout cela est très cohérent lorsque l’on sait que le Maroc est parfois passé par des phases de grande pauvreté dans son histoire. Le pain devenant ainsi un aliment de survie indispensable. Mais aujourd’hui, dans une grande partie du Maroc, faire ou acheter son pain est plus devenu une habitude qu’une nécessité vitale.

On trouve de la farine blanche et du blé en grains un peu partout au Maroc. Au marché, il y a des vendeurs avec de très grosses machines qui moulent des grains de blé de toute sorte. Dans les petites épiceries de quartier aussi, il n’y a que l’embarras du choix entre différentes marques de farine blanche.

Mais le plus impressionnant se passe dans les grandes surfaces. Des rayons entiers de plusieurs mètres de long (j’exagère à peine) exposant des sacs de farine, de semoule ou de grains de blé, pouvant aller jusqu’à 25 kg. En France ou ailleurs, quand on achète un sac de farine de 25 kg, c’est qu’on est boulanger-pâtissier. Ici, il n’est pas rare de voir des particuliers avoir ce genre de produit dans leur caddie. C’est vous dire la grande utilisation quotidienne qu’ils en font.

Je vous arrête tout de suite. Je ne fais aucun jugement sur les pratiques culinaires de mon pays d’adoption. Je constate seulement que la consommation de blé sous toutes ses formes est très ancrée dans la culture marocaine. D’ailleurs, il y a une trentaine d’années, cette consommation pourtant conséquente, posait beaucoup moins de problème sur la santé de la population que maintenant. La raison: l’industrialisation massive du blé moderne au détriment du blé ancien qui a conduit à une chute de la qualité nutritionnelle de ce dernier.

Le pain à la farine complète: une alternative vraiment plus digeste que le pain blanc?
Conscient de plus en plus que le pain blanc pose problème, beaucoup de marocains préfèrent consommer au quotidien le fameux « khoubz bi zra3 ». C’est en fait un pain fait à base de farine complète, parfois mélangé avec de la farine blanche ou non.

Toutefois, même si la farine complète est beaucoup moins transformée et raffinée que la farine blanche, dans la plupart des cas, elle est industrielle et sa graine a subi un certain nombre de modifications génétiques importantes depuis plusieurs décennies. Elle est un peu plus digeste car elle contient plus de fibres. Mais son exposition aux pesticides et les modifications qu’elle a subies en fait un produit qu’il faudrait éviter de consommer au quotidien.

Alors comment faire pour manger sans gluten au Maroc?
Après tout ce que nous venons de voir, il pourrait sembler très compliqué de manger sans gluten au Maroc tant le blé y est omniprésent. Et pourtant, quand on est hypersensible au gluten comme nous le sommes dans la famille, on ne peut pas faire comme si cette hypersensibilité n’existait pas.

Une consommation ponctuelle et occasionnelle de gluten ne fera que nous déranger quelque peu. Alors qu’une consommation quotidienne nous rendrait véritablement malades. Je vous livre ici nos trucs et astuces pour manger sans gluten au Maroc.

Le fait-maison: il n’y a que ça de vrai !
Prévoir ses propres menus, avoir ses propres recettes sans gluten répertoriées… Ceci peut paraître bête comme astuce mais ça change considérablement la vie. Développer sa créativité dans l’élaboration de desserts et de plats que votre famille apprécie.

Ce qui leur fera oublier « les délices superficiels » du doukan ou des grandes surfaces. Des aliments bruts que vous transformez vous-mêmes à l’aide de votre blender, robot ménager ou de votre four. Le gros avantage quand on cuisine tout maison, c’est que l’on sait exactement ce que l’on met comme ingrédients. Pas d’additifs alimentaires suspects, pas de quantité de sucre blanc astronomique, c’est nous qui décidons.

C’est nous qui avons la responsabilité de la quantité et de la qualité et ça change tout. On se sent acteur de son quotidien et de son alimentation. On assume totalement la responsabilité qui nous a été donnée de nourrir notre famille. Cuisiner en pleine conscience et selon des principes éthiques et sains, c’est tout l’enjeu et le challenge à se lancer chaque jour. Pour des idées de recettes sans gluten (mais également sans produit laitier ni sucre raffiné), cliquez ici.

Se transformer en détective dans les grandes surfaces
Bien que l’alimentation sans gluten ne soit pas ce qu’il y a de plus classique au Maroc, il existe néanmoins dans les grandes surfaces un rayon sans gluten. Tout ne sera pas bon à prendre dans ce rayon (pour comprendre pourquoi, rejoignez la formation Gluten or not gluten juste ici : https://vivons-physio-logique.systeme.io/Glutenornotgluten?sa=sa00046982954bfb3b085b9b52ce46590f5600702f21).

Toutefois, quelques aliments de base, peu transformés, nous seront très utiles dans notre quotidien. A commencer par toutes les farines sans blé comme: la farine de riz complet, la farine de millet (ilan) ou encore la farine de maïs.

Mais également, (grand cri de soulagement) il existe du couscous de riz complet qui remplace à s’y méprendre au couscous de blé. Vos maris et invités n’y verront que du feu avec un bon bouillon de viande et de légumes.

Il existe plusieurs marques, mais à mon avis, la meilleure reste la marque « al Hikma » qui forme bien de beaux grains à la cuisson, à l’inverse des autres marques qui font ressembler le couscous à une bouillie très compacte. J’insiste sur le fait qu’il faut impérativement prendre du couscous et de la farine de riz complet, beaucoup moins raffinés et transformés que le riz blanc. Le gros avantage de ces alternatives, notamment du couscous de riz complet, c’est qu’elle est beaucoup plus digeste et que l’on ne se sent pas du tout alourdi à la fin du repas.

Aller faire un tour à la mathana 
Pour trouver de la farine sans gluten au Maroc, il existe d’autres alternatives que les grandes surfaces. Il existe dans les quartiers populaires, généralement à proximité des souq, des sortes de « grosses machines » à moudre. Dans ces mathana, le plus souvent, ils ont des graines de millet (ilan) et de maïs comme en grandes surfaces, mais généralement moins chères. Mais surtout, ils ont des pois chiches et des lentilles que vous pouvez demander à faire moudre également.

Je tiens à préciser un point important: les farines que vous ferez moudre dans ce genre de machines ne peuvent pas être garanties à 100% sans gluten. En effet, plusieurs types de graines passent dans une seule et même machine, dont du blé. Pour les personnes juste hypersensibles, ça passe très bien. Nous qui ne supportons pas le gluten, on n’a jamais eu de problème. Toutefois, pour les personnes allergiques ou coeliaques, ce ne sera pas possible. Elles devront donc se tourner vers les farines vendues en grandes surfaces.

Avoir un carnet de recettes sans gluten bien fourni

Le plus important quand on change d’alimentation, surtout dans un pays qui ne s’y prête pas forcément d’un premier abord, c’est la prévoyance. Au début de son changement alimentaire, le fait de prévoir ces menus de la semaine à l’avance vous sera d’une grande aide et vous évitera de céder à la facilité.

Dans le cadre de la formation en ligne « Gluten or not gluten », je vous propose plus 50 recettes entièrement sans gluten pour vous faciliter la vie et le quotidien. Plats salés, pains, sauces, desserts, vous ne serez jamais à court d’idées pour cuisiner sans blé.

Pour plus de renseignements concernant la formation « Gluten or not gluten », cliquez ici : https://vivons-physio-logique.systeme.io/Glutenornotgluten?sa=sa00046982954bfb3b085b9b52ce46590f5600702f21.

Une exception: quand on est invités chez des voisins ou amis marocains
99% de notre alimentation quotidienne est sans gluten. En effet, nous oeuvrons jour après jour pour ne cuisiner qu’avec des produits sans gluten. Il n’y a jamais de gluten à l’intérieur de la maison.

Toutefois, à l’extérieur, c’est une autre histoire. En sortie, il est tout à fait possible de ne pas manger de blé. Mais lorsque l’on est invités, l’affaire se corse un peu.

En tant que musulmans, on se doit de faire honneur à une invitation à manger et de profiter de la bénédiction du plat qui nous est gracieusement offert par nos hôtes. Au Maroc, tout particulièrement, l’hospitalité est quelque chose de très important.

Dans la mesure où le gluten ne nous rend pas malades à rester 3 jours cloués au lit pour une bouchée, nous essayons de répondre toujours positivement et avec plaisir aux invitations. Mais, ce n’était pas toujours le cas il y a quelques années.

Au début de ma transition alimentaire, il m’était impossible de consommer le moindre gramme de gluten, sous peine de souffrir pendant plusieurs jours. A ce moment-là, mon mari et mes enfants faisaient honneur au plat et je m’excusais très largement auprès des hôtes. Parfois, ça ne posait aucun problème, parfois il y avait une incompréhension évidente et un vrai malaise. Puis avec le temps, je suis devenue moins sensible, et j’ai pu faire honneur à tout ce que l’on me servait, ne serait-ce qu’en petites quantités.

Afin d’éviter les jugements et les incompréhensions des hôtes qui ont beaucoup de mal à comprendre pourquoi le blé nous rend si malades, nous préférons de plus en plus ne pas en parler. Nous ne pouvons pas leur en vouloir, car pour eux, ce qu’ils mangent depuis des décennies, de recettes qu’ils tiennent de leurs aïeux, ne peuvent pas être mauvaises pour la santé. Et ils ont raison !

Ce ne sont pas les recettes en elles-mêmes qui sont « mauvaises » mais bien la qualité des produits modernes totalement sur-transformés et industrialisés. Et qui n’ont surtout rien à voir avec les aliments d’antan.

Nous consommons ce bon repas avec plaisir et reconnaissance, en remerciant nos hôtes pour leur invitation et leur intention (car c’est bien là le plus important), puis le lendemain, nous mangeons en conséquence. La plupart du temps, nous jeûnons une très grande partie de la journée, y compris les enfants qui ont souvent ce besoin de ne pas manger avant midi. Il est vrai qu’il est plus simple d’être invités chez des amis que nous connaissons bien et qui connaissent bien notre manière de vivre.

L’essentiel étant d’avoir une base saine au sein de sa famille, ce qui permet de faire « des écarts » de temps en temps. Car la vraie force, c’est de savoir s’adapter aux situations sans tomber à la moindre difficulté. Cela se travaille avec les années mais c’est possible, même si l’on décide de manger sans gluten au Maroc.

Lucie de Vivons physio-logique

Merci à notre rédactrice du jour Lucie pour son témoignage poignant et ses précieux conseils pour manger sans gluten au Maroc. Si vous souhaitez accéder à sa formation « Gluten or not Gluten », cliquez sur le lien suivant : https://vivons-physio-logique.systeme.io/Glutenornotgluten?sa=sa00046982954bfb3b085b9b52ce46590f5600702f21. Profitez d’une offre à 57€ au lieu de 79€ jusqu’au dimanche 1er septembre !

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

S’installer au Maroc : quel est le bilan un an après ?

LIFESTYLE

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Un an ! Eh oui, déjà une année s’est écoulée depuis mon installation au Maroc dans le but de fonder mon foyer et de m’épanouir selon le mode de vie que j’ai choisi. Cette décision n’a pas fait l’unanimité auprès de mes proches mais en réalité, c’est la meilleure chose que j’ai accomplie de toute ma vie Al Hamdulillah. L’heure est au bilan !

Pourquoi avoir choisi le Maroc ? Et en particulier la ville de Casablanca ?

Le Maroc est le pays de mon coeur, celui de mon père, de ma grand-mère et de tous mes ancêtres du côté paternel. En effet, je possède la double nationalité franco-marocaine. J’ai choisi le Maroc car c’est un pays que je connaissais déjà : la langue, la culture, les traditions, mon âme y est profondément attachée. Ici, tout est familier pour moi, ce qui facilite grandement une installation sereine et pérenne. Concernant la ville de Casablanca, j’ai tout simplement adopté la ville d’origine de mon mari et je ne regrette pas du tout. Casablanca, ville si cosmopolite, bruyante, mystérieuse mais tellement attachante.

Comment as-tu trouvé un logement ?

Mon mari étant déjà sur place, il s’est occupé du logement avant que je n’arrive. C’est ce que je conseille à toute personne qui souhaite s’installer au Maroc : il faut y venir à plusieurs reprises avant son installation officielle afin de repérer le quartier qui vous convient le mieux ainsi que le logement adapté à votre budget et à vos besoins. Nous avons opté pour un appartement situé dans une résidence que l’on appelle « sakan qtissadi« , autrement dit type logement social. Un salon, une salle de bain, une cuisine et trois pièces, on s’y sent merveilleusement bien Al Hamdulillah. Néanmoins, étant le logement le moins cher du marché, les matériaux de construction ne sont pas toujours de bonne qualité. Il a fallu refaire des travaux dans l’appartement malgré le fait qu’il soit neuf.

As-tu facilement trouvé un emploi ?

Je travaille à mon compte depuis chez moi, principalement avec des clients qui viennent de France. Un an après, j’ai trouvé une certaine stabilité. Il faut dire aussi que ce projet s’est construit au fur et à mesure, tout est venu naturellement. Ce n’était pas du tout planifié. Et je remercie toutes celles qui m’ont soutenu et m’ont poussé à franchir le cap, vous vous reconnaîtrez.

Au Maroc, si tu parles couramment le français, que tu possèdes des diplômes français ainsi qu’une expérience professionnelle en France, tu trouveras beaucoup plus facilement du travail qu’un marocain lambda. C’est une triste réalité mais il existe une discrimination à l’embauche en faveur d’une personne d’origine française. A toi de le tourner à ton avantage et de te former en France afin d’obtenir un bon poste au Maroc, et pourquoi pas monter ta propre société In Shaa Allah.

As-tu rencontré des difficultés au niveau de la langue ?

Oui et non. Je maîtrisais déjà quelques notions de darija (le dialecte marocain) mais pas assez pour entretenir une conversation ou me débrouiller seule dans la rue. Me marier à un marocain m’a mis devant le fait accompli : j’ai du apprendre la langue à la vitesse grand V, et ça a très bien fonctionné même si je continue à faire quelques petites erreurs.

Dans l’ensemble, les marocains sont plutôt tolérants. Si tu ne possèdes aucune notion de darija, ils arriveront à te comprendre car la langue française est très présente. Mais je te conseille vivement d’apprendre le dialecte marocain pour mieux t’intégrer et ainsi pouvoir te débrouiller plus facilement. Pour cela, je te dirige vers ma collègue Aurélie du blog Maroc Emoi (juste ici : https://marocemoi.com/) qui propose des cours de darija pour débutants.

As-tu rencontré d’autres difficultés ?

Oui ! Mais elles sont toutes surmontables Al Hamdulillah. En premier, je cite les soins médicaux qui sont vraiment chers comparés au salaire moyen marocain. Si tu ne disposes pas de couverture sociale via ton travail ou celui de ton/ta conjoint.e, la facture sera salée. Les hôpitaux publics sont parfois gratuits mais ils sont clairement à fuir : manque d’hygiène et parfois mauvais traitement ! Le privé est donc à privilégier mais cela représente un coût non négligeable.

De plus, mon premier hiver passé au Maroc a été vraiment difficile. Il n’y a pas de chauffage dans les maisons, exception faite dans les beaux quartiers. La majorité des marocains se réchauffent l’hiver avec de gros pyjamas et des couvertures épaisses. Lorsque l’on est habitué au confort d’un chauffage à la maison, la transition est vraiment rude. Je te conseille de prévoir un petit radiateur électrique ou un souffleur utilisé dans la salle de bain pour ne pas tomber malade. Heureusement, ce n’est que l’affaire de deux ou trois mois maximum selon les régions.

Un autre point compliqué pour moi : l’argent. La monnaie officielle du pays est le dirham. Néanmoins, la plupart des gens parlent en riyals (20 riyals = 1 dirham). Il est temps de se remettre au calcul mental et ce n’est pas forcément évident dans un premier temps. Une sista m’a donné son secret : lorsqu’un commerçant me donne le prix, le plus souvent en riyals, je le divise une première fois par 10 puis par 2 pour obtenir le prix en dirham. Exemple : une place de taxi à 260 riyals, divisé par 10 cela fait 26, puis divisé par deux cela fait 13 dirhams.

Dernier point négatif que j’aborde est la conduite des marocains. Pas de code de la route, chacun suit son instinct. Il faut vraiment être prudent, notamment au coeur de la ville : des piétons qui traversent sans regarder, des taxis qui sortent de nulle part sans clignotant, des voitures qui grillent les stops et les feux rouges, des motos qui se faufilent entre les voitures à toute vitesse et j’en passe des meilleures. Il faut être très concentré, réactif et garder son sang froid. Bon courage aux automobilistes !

Pour finir, quels sont les points positifs que tu as rencontrés ?

Il y en a tellement… Premièrement, la place de l’Islam dans la société marocaine. C’est pour cette raison que je me suis installée au Maroc, car c’est un pays musulman. J’ai la liberté de pratiquer ma religion comme je le souhaite, sans jamais être embêtée à ce sujet. L’appel à la prière, le Ramadan, une mosquée à chaque coin de rue, la fête de l’Aid, le rappel d’Allah est sur toutes les lèvres. Quel bonheur !

Deuxièmement, la générosité, l’entraide et l’hospitalité des marocains. Ici, nous sommes tous frères et soeurs, et nous appelons les aînés « mon oncle » ou « ma tante« . Si tu es perdu.e au détour d’une ruelle ou que tu subis un quelconque accident sur la route, de nombreux inconnus autour de toi vont te prêter main forte de bon coeur. La notion d’entraide et de soutien est très ancrée chez les marocains.

Troisièmement, la richesse culturelle et artisanale du pays. Le Maroc regorge d’histoire, de secrets, de savoir faire que je découvre chaque jour qui passe. L’artisanat est si riche et si présent : le fer, la poterie, l’or et l’argent, le bois, la peinture, l’architecture, la couture, la gastronomie, le cuir, la broderie, et j’en oublie tellement d’autres. Ce que j’aime le plus est que l’artisanat marocain tend traditionnellement vers des matières naturelles et respectueuses de l’environnement, un vrai plus.

Quatrièmement, les fruits, les légumes, les herbes aromatiques et les céréales sont vraiment accessibles à tous. Manger équilibré est très simple au Maroc ! De plus, la culture marocaine privilégie le fait maison. Peu de produits industriels entrent dans les foyers, sauf exceptions. Votre santé vous remerciera de vous être installé.e au Maroc !

Cinquièmement, la beauté des paysages qui sont à couper le souffle et le climat méditerranéen. Le pays a tellement à vous offrir : le désert, la montagne, la plage, la forêt, il y en a pour tous les goûts. Pas besoin d’aller au-delà des frontières pour être dépaysé.e, il suffit de voyager à la découverte du pays pour trouver son bonheur. De plus, le climat ensoleillé la majeure partie de l’année met vraiment de bonne humeur !

Et j’en oublie très certainement ! Pour moi, tous ces points positifs emportent largement sur les quelques difficultés citées plus haut.

J’aime ce pays, et je ne le quitterai pour rien au monde. J’espère que tu apprends à l’aimer aussi à travers mes yeux et mes écrits.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Les déchets : un des plus gros enjeux écologiques du Maroc !

LIFESTYLE

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Eh oui, mon Maroc n’est pas tout vert… Il faut se le dire, le pays possède certaines carences au niveau écologie. En tête de liste, tu trouveras le problème des déchets.

Au Maroc, le tri sélectif n’existe pas, ce qui rend peu probable la possibilité de recycler ce qui peut l’être comme le plastique ou encore le carton. Mais ce n’est pas le pire ! Ce qui est problématique est la très faible présence de poubelles. Ce qui me semblait naturel et logique en France est un vrai luxe au Maroc. Un foyer ne possède pas sa propre poubelle, exception faite dans les quartiers résidentiels de luxe.

Dans la majorité des cas, il existe une à deux bennes à ordure pour tout un quartier. Oui oui, tout un quartier…qui comprend des habitations, des commerces, des cafés et restaurants, des administrations et bien d’autres choses. Certains doivent même prendre la voiture pour jeter leur poubelle.

Par conséquent, cette benne à ordures déborde très rapidement, ne laissant pas d’autres choix aux habitants du quartier que de déposer leurs ordures à côté de la poubelle. Les ordures sont donc laissées à même le sol et cela pendant plusieurs jours. En plus du manque de poubelles, le ramassage des déchets est peu fréquent.

Tu pourras donc croiser sur ta route la benne à ordures du quartier qui laisse son odeur sur plusieurs mètres, qui nourrit les animaux errants, et qui laisse tout le plaisir aux bactéries de se développer comme bon leur semble. Pas très ragoûtant hein…

Et qui dit manque de poubelles et ramassage peu fréquent, dit mauvaise habitude pour les marocains que de jeter leurs ordures dans la rue. Aucune poubelle à l’horizon, quoi de plus facile que de jeter son paquet de bonbons vide sur le trottoir ? C’est un geste qui est très commun, de l’enfant en bas âge à la personne âgée, tout le monde y passe. Et cela ne semble choquer personne. Entre la négligence des autorités quant au traitement des déchets et toutes ces incivilités, le Maroc est entrée dans une véritable spirale infernale.

Bien sûr, je parle en général. Il est vrai qu’il existe des villes plus propres que d’autres comme par exemple Tétouan, réputée pour sa propreté. Malheureusement, c’est un cas particulier

Mais tout n’est pas perdu ! Une lueur d’espoir brille au loin. Cette problématique des déchets commence réellement à peser lourd au quotidien. C’est pourquoi certains marocains et marocaines ont décidé d’agir pour lutter contre ce fléau.

Je pense au mouvement citoyen Action Casa (que tu peux retrouver juste ici : https://www.facebook.com/groups/ActionCasa/) qui mène des actions de ramassage des déchets dans la capitale économique du pays. Ils ont déjà nettoyé des plages, des forêts et certains quartiers précis. Ce mouvement commence à prendre de l’ampleur et certains reprennent déjà le concept dans d’autres villes.

Dans un autre style, Ifassen (juste là : https://www.ifassen.com/) est une jeune start’up écolo et solidaire qui donne une seconde vie aux sacs plastiques en les transformant en accessoires de mode ou de décoration intérieure. Ce sont les femmes de la ville de Berkane qui font des merveilles avec leurs dix doigts : réduire les déchets tout en participant à la réinsertion des femmes en situation précaire, voilà le magnifique travail d’Ifassen.

Ce genre d’initiatives ne peut que me laisser positive quant à l’enjeu des déchets au Maroc. Les choses bougent, et je suis heureuse d’y participer.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Le portage physiologique : une tradition ancestrale qui se transmet de génération en génération !

LIFESTYLE

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Alors que j’avance dans ma grossesse, une question s’est posée à moi : comment vais-je sortir avec mon bébé ? Comment se déplacer avec ce petit bout de chou ? Poussette ? Porte-bébé ? Echarpe de portage ? La réponse se trouve sous mes yeux !

En prenant le temps d’observer ce qu’il se passe autour de moi lorsque je sors dans la rue, j’ai remarqué que la grande majorité des femmes marocaines pratiquent le portage physiologique. Pas avec le dernier modèle d’écharpe dernier cri, ça non ! Le portage physiologique n’est pas un effet de mode, c’est une véritable tradition qui existe depuis toujours au Maroc.

Porté par les femmes de la famille, que cela soit la mère, la grand-mère ou la tante, le bébé est confortablement installé dans ce petit nid douillet de sa naissance jusqu’à atteindre trois voire quatre ans.

Il existe plusieurs positions pour porter son bébé : ventrale, dorsale ou sur la hanche sont les positions les plus connues. Au Maroc, le bébé est porté sur le dos avec un tissu spécialement dédié à cet usage. Parfois, lorsque les parents reçoivent de la literie traditionnelle brodée à la main en cadeau de naissance, la mère recouvre son bébé porté par ce magnifique tissu blanc et vert.

Néanmoins, avec une volonté de se moderniser et de se détacher de ces vieilles traditions issues de nos grands-mères, certains couples optent pour un porte-bébé conventionnel qui n’est pas du tout adapté à la physiologie de l’enfant. Cela reste tout de même un phénomène qui est plutôt rare, localisé uniquement dans certains quartiers des grandes métropoles comme Casablanca par exemple.

Alors que souvent, dans la culture marocaine se cachent des pépites qui sont tout à fait en adéquation avec ma volonté de vivre une vie plus naturelle et éco-responsable. Le Maroc est un pays traditionnellement écolo ! Je le pense vraiment.

Et le portage physiologique en est (encore une fois) la preuve. De nombreux professionnels de la santé recommandent cette technique de portage pour plusieurs raisons :

  • Son côté rassurant, protecteur et apaisant pour le bébé
  • Favorise le confort intestinal et réduit les risques de coliques
  • Respecte le développement naturel du bébé en adoptant la position la plus physiologique possible
  • Répartition idéale du poids du bébé
  • Aucune compression des membres ni des voies respiratoires
  • Lien affectif et émotionnel qui se renforce entre le bébé et la personne qui le porte
  • Favorise la montée de lait pour les femmes qui allaitent

Et bien d’autres bienfaits qui sont encore à découvrir.

Bien sûr, le portage traditionnel marocain ne se fait qu’avec un simple drap ou tissu que l’on noue par soi-même. C’est un coup de main à adopter mais les débuts peuvent être difficiles. A ma plus grande joie, des marques marocaines commencent à proposer des écharpes de portage plus « structurées » et donc plus pratiques et plus faciles à utiliser.

Je pense notamment à l’écharpe de portage de Birth and Beyond by Zahra Bouchibti (que tu peux retrouver juste là: https://www.facebook.com/zahrabouchibti/) qui fait fureur. Il existe aussi Oum’s Maroc (et voici leur site : https://blog.oums.ma/) qui propose un large choix d’écharpe de portage, de l’extensible au mei tai en passant par la physioform, de quoi trouver votre bonheur.

Mon petit mot de la fin s’adresse aux papas : on ne vous oublie pas ! Même si la plupart du temps, c’est la femme qui porte son bébé, j’aimerai vraiment qu’une place soit faite au père afin qu’il partage lui aussi ce merveilleux moment en tête à tête avec son enfant. Ce n’est pas cet article qui va changer une tradition qui existe depuis des décennies mais pourquoi pas apporter un petit vent de renouveau : qui vote pour que les papas marocains adoptent aussi le portage physiologique ?

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Avoir une salle de bain (presque) « zéro déchet »

BEAUTE

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

A mon arrivée au Maroc, je me suis posée une question existentielle : comment vais-je adopter une routine naturelle avec des produits 100% fabriqués au Maroc ?

Je ne veux pas faire venir tous mes produits de France. Pourquoi ?

Cela ne correspond plus à ma logique écologique et responsable. Oui ce sont des produits naturels et issus de l’agriculture biologique MAIS à quel prix ? Des frais de port exorbitants ? Une livraison très polluante qui doit traverser plusieurs pays pour atterrir sur un autre continent ? Bonjour l’empreinte carbone ! En parallèle, je veux promouvoir les marques locales qui se battent chaque jour pour faire évoluer la consommation du pays et réduire les déchets. Cela me paraît contradictoire de vouloir promouvoir le Maroc au naturel tout en commandant mes produits en France.

Mais Al Hamdulillah, grâce à mon travail, j’ai pu aller à la rencontre de jeunes entrepreneur.es (la majorité sont des femmes : GO GIRL !) et découvrir des marques naturelles, éthiques et éco-responsables que j’apprécie tout particulièrement. Chacune d’elle souhaite agir à sa façon afin de promouvoir le mouvement du zéro déchet.

Petit à petit, j’ai adopté leurs produits et pour rien au monde je ne les remplacerai. Ils n’ont rien à envier aux produits français ! Bien au contraire. Ils sont naturels, respectueux de la planète et de ses habitants, parfois issus de l’agriculture biologique, efficaces, locaux et à des prix vraiment raisonnables.

Aujourd’hui, nous allons découvrir ensemble comment avoir une salle de bain zéro déchet (ou presque…) avec des produits 100% made in Morocco.

L’HYGIENE BUCCO-DENTAIRE

Crédits: Lalla Nature

Commençons par la brosse à dent ! A mon agréable surprise, tu peux retrouver au Maroc des brosses à dent en bambou qui sont biodégradables et compostables chez Lalla Nature (voici le lien :http:// https://lallanature.com/product/brosse-a-dent-bambou-adulte/).

Concernant le dentifrice, j’ai deux marques à te présenter. D’une part, mon amie WithOummey propose un dentifrice solide à base d’huile de noix de coco dans un pot en verre que tu pourras très facilement réutiliser pour tes soins ou en cuisine (voici le lien : https://www.facebook.com/commerce/products/2081852458540306/). Ils sont disponibles en petit format si tu souhaites tester le produit avant de commander le grand format.

D’autre part, il y a la marque Naturim Cosmetics qui proposent des dentifrices en poudre et depuis peu des dentifrices solides (@naturimcosmetics sur Instagram). Je t’avoue que le dentifrice en poudre est un peu compliqué à utiliser sans s’en mettre partout donc je te conseille plutôt le dentifrice solide.

LES CONFECTIONS LAVABLES

A ce jour, je ne connais qu’une seule personne qui propose des confections lavables fait main au Maroc : il s’agit d’Adamo Ecologique que tu peux retrouver juste ici https://www.facebook.com/profile.php?id=100005508588990. C’est tellement mieux de se tourner vers les artisans afin de les soutenir dans leur projet qui est toujours très honorable.

Crédits: Ada Mo Ecologique

Chez elle, tu pourras trouver des serviettes hygiéniques lavables ainsi que des protèges slips lavables et des cotons lavables. Je suis sur que si tu demandes d’autres types de confections lavables, elle pourra répondre à ta demande. Pour celles qui sont courageuses, vous pouvez lui demander de vous fabriquer un rouleau de papier toilette lavable.

LE DEODORANT

Tu pourras retrouver un déodorant solide fabriqué à partir d’huile de noix de coco chez WithOummey, juste là : https://www.facebook.com/commerce/products/1971731219586518/. Néanmoins, il contient du bicarbonate de soude. Si comme moi, tu as la peau sensible et que le bicarbonate de soude t’irrite les aisselles, je te recommande le déodorant solide de chez Odarym (que tu peux retrouver juste ici : https://www.facebook.com/Odarym/). C’est mon produit coup de cœur de la marque ! Il est très efficace et doux à la fois. Le petit plus : il existe une version sans huiles essentielles pour les femmes enceintes et allaitantes.

En parallèle, la Petite Artisane vient de sortir un tout nouveau déodorant solide à la noix de coco et au citron. Je ne l’ai pas testé donc à toi de m’en dire des nouvelles en le commandant juste ici : https://lapetiteartisane.ma/products/deodorant-solide-coco-citron.

LA DOUCHE

Pour se laver, rien de plus efficace et de plus local que le savon noir. J’aime énormément ce produit multifonctions que j’utilise tout le temps sous la douche. Si tu veux en savoir plus, j’ai écris un article dédié au savon noir juste ici : https://monmarocaunaturel.home.blog/2019/01/16/le-savon-noir-le-produit-multi-usage-a-avoir-chez-soi/

Si tu es plus savon saponifié à froid, ceux de la marque Odarym sont vraiment très bien. Elles proposent toute une gamme, tu trouveras ton bonheur à coup sûr juste là : https://www.facebook.com/Odarym/.

Concernant le shampooing, je suis tombée amoureuse du no poo. Si tu me suis sur Instagram (https://www.instagram.com/mon.maroc.au.naturel/?hl=fr), tu le sais depuis un petit moment. Les poudres ayurvédiques lavantes comme le Shikakai sont disponibles chez Lalla Nature (https://lallanature.com/product/radico-poudre-shikakai-bio/ ou https://lallanature.com/product/radico-melange-poudre-lavant-amla-reetha-shikakai-bio/), chez La Petite Artisane (juste ici https://lapetiteartisane.ma/products/shampoing-au-ghassoul-et-poudres-ayurvediques) ou encore chez Livegreen Beauty que tu peux retrouver ici : https://www.facebook.com/LiveGreen-Beauty-846935388978952/.

Si tu es plus shampooing solide, je te présente la marque Zina Cosmetik est qui leader en la matière : https://www.facebook.com/zinacosmetikmaroc/. Elle propose une large gamme de shampooings solides adaptés à tout type de cheveux : qu’ils soient normaux, fins, gras, colorés ou que tu souhaites lutter contre leur chute, Zina Cosmetik répondra à ton besoin.

Odarym aussi propose des shampooings solides saponifiés à froid que tu pourras commander juste là : https://www.facebook.com/Odarym/.

Et voilà comment obtenir une salle de bain zéro déchet avec des produits 100% marocains, naturels, respectueux de l’environnement, proposés par des marques éthiques et éco-responsables.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Acheter en vrac au Maroc : top ou flop ?

ALIMENTATION

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Après mon dernier article sur les fruits et légumes, je continue dans le thème de l’alimentation pour te parler aujourd’hui des achats en vrac au Maroc.

L’achat en vrac est loin d’être une nouveauté. En effet, cela fait intégralement partie de la culture du pays car c’était le seul et unique moyen de faire ses courses avant l’apparition des grandes surfaces il y a une vingtaine d’années.

Chaque quartier dispose d’un (ou plusieurs) épicier/herboriste qui propose de nombreux produits en vrac : les épices, les plantes, les fruits secs, les féculents, les olives et j’en passe. Tu as très certainement déjà vu des photos d’un marché marocain avec ses étales de toutes les couleurs aux mille et unes senteurs. C’est ça le Maroc authentique.

Ce que j’aime avec cette manière de consommer est qu’elle est respectueuse de l’environnement. Fini le suremballage en plastique que l’on peut trouver dans les supermarchés ! A l’aide d’un simple sachet en papier, tu peux faire tes courses de la semaine.

Si tu veux aller encore plus loin, tu peux ramener tes propres bocaux/boîtes en plastique et demander à être servi.e dedans. Ce n’est pas courant mais si tu demandes avec le sourire, l’épicier n’y verra pas d’inconvénient.

Cela permet aussi de réduire le gaspillage alimentaire car tu n’achètes que ce dont tu as besoin. C’est à toi de demander la mesure exacte pour consommer raisonnablement.

De plus, acheter en vrac est économique. Il est beaucoup moins cher d’acheter chez l’épicier du coin que de faire ses courses dans une grande surface. Tu ne payes ni l’emballage, ni le conditionnement, ni la marque de tes pâtes, ni le marketing et ainsi de suite. Tu es au plus près du vendeur sans passer par plusieurs intermédiaires.

A ce stade là, tu vas te dire que le Maroc a une longueur d’avance niveau mode de consommation plus responsable ! Je te répondrai oui mais

Parce que malheureusement, il y a un MAIS.

Le plus gros souci que tu peux rencontrer en achetant en vrac au Maroc est l’hygiène. Tous les produits sont conservés dans des grands tonneaux, dans des sacs en plastique, dans des caisses en bois, ou dans des paniers en osier, tous ouverts sur le dessus. Il n’y a aucune fermeture hermétique : les produits sont donc laissés l’air libre.

Et là, tu peux souhaiter la bienvenue aux bactéries et aux insectes en tout genre !

Il est récurrent de trouver dans ta portion de riz ou de noix quelques petits insectes venus se loger là. Plutôt pas terrible et vraiment pas hygiénique du tout. Si tu souhaites tout de même acheter en vrac, il faudra que tu tries tous les produits un à un et veilles à bien les laver pour retirer la poussière et nos amis les insectes.

Mais ne restons pas sur une note négative !

Chaque épicier/herboriste tient son magasin différemment. Alors que la plupart sont peu regardants sur l’hygiène, tu pourras trouver un vendeur qui propose des produits de qualité et bien conservés. Pour cela, tu devras faire le test des épiciers présents dans ton quartier ou tout simplement demander conseil à tes voisins.

De plus, certains magasins spécialisés dans les produits naturels et issus de l’agriculture biologique commencent à proposer du vrac de qualité. Bien sûr, le prix sera différent de celui que tu pourras trouver chez l’épicier du coin de la rue.

Je pense notamment au tout nouveau magasin qui a ouvert ses portes à Casablanca : EpicerieM (@epiceriem.maroc sur Instagram). Leur slogan est « Eco – Bio – Vrac », le ton est lancé. Le plastique est banni de leur établissement, remplacé par le verre ainsi que d’autres matières plus respectueuses de l’environnement. Sinon, tu peux librement ramener tes propres bocaux pour produire encore moins de déchets.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Je n’ai pas les moyens d’acheter des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique : que faire ?

ALIMENTATION

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Je reviens (enfin) sur le blog après plusieurs mois d’absence.

Si tu me suis sur Instagram (si ce n’est pas le cas, n’hésites pas à t’abonner à mon compte que tu peux retrouver juste ici : https://www.instagram.com/mon.maroc.au.naturel/?hl=fr), tu sais que j’ai déménagé et que maintenant, j’attends un petit bébé Al Hamdulillah. Alors que tous les événements se sont enchaînés, je n’ai pas eu le temps de publier sur le blog et tu m’en vois sincèrement désolé.

Mais je reviens ! I AM BACK !

Dans cet article, j’ai voulu aborder un sujet qui m’a été demandé par l’une d’entre vous, et qui a remporté la majorité des votes après un sondage sur Instagram.

Comment « atténuer » l’effet des pesticides sur nos fruits et légumes lorsque nous n’avons pas les moyens d’acheter des produits issus de l’agriculture biologique ?

Question très pertinente, et qui concerne la plupart d’entre nous.

En effet, nous assistons aujourd’hui à une véritable prise de conscience écologique et responsable. A son échelle, chaque individu veut faire sa part afin de préserver notre si belle planète et cela passe aussi par notre alimentation. Néanmoins, les produits issus de l’agriculture biologique constituent un vrai budget qui n’est pas encore accessible à tous.

Pourquoi ?

Le bio reste « l’exception » dans une société où l’agriculture de masse utilisant des pesticides et des herbicides est la norme. L’agriculture biologique demande du temps, de la patience, un savoir-faire humain, un respect de la nature et de tous ses habitants. Malheureusement, cela représente un coût non négligeable.

Attention ! Ne culpabilisez pas si vous n’avez pas les moyens d’acheter vos fruits et légumes bio (#JEDECULPABILISE, le fameux hashtag qui fait du bien, mis en place par la blogueuse Samia que tu peux retrouver juste ici : http://www.lesideesdesamia.com/). Ne soyons pas dans l’extrême : chacun a une situation différente et des moyens différents. Changer son mode de consommation ne se fait pas du jour au lendemain. Petit à petit, vous trouverez votre rythme et vous atteindrez vos objectifs In Shaa Allah.

Ici au Maroc, les fruits et les légumes font partie des produits les moins chers du pays. Effectivement, le Maroc est pays agricole qui bénéficie d’un climat favorable à la pousse de nombreuses variétés de fruits et de légumes. Dans chaque quartier se tient un marché où chaque paysan vend sa production de saison (sauf exception de certains produits que l’on retrouve toute l’année).

Néanmoins, afin de répondre à la demande toujours croissante, les fruits et légumes que vous trouverez sur les étales des marchés sont cultivés avec des pesticides néfastes pour notre santé et la santé de notre planète. Par manque de moyens, la majorité des marocains font leurs courses dans ces marchés, moi y compris.

Pas de panique ! Certains fruits et légumes ont un taux de contamination aux pesticides très bas. Tu peux donc te permettre de les acheter dans le marché du coin. Parmi eux, il y a l’oignon, l’ananas, l’avocat, le choux, les petits pois, les asperges, la mangue, l’aubergine, la patate douce, le pamplemousse ou encore le kiwi.

A l’inverse, essayes de te passer des fruits et légumes les plus contaminés. Par exemple, la pomme, le céleri, le poivron, la pêche, la fraise, la nectarine, le raisin, les épinards, la laitue ou encore le concombre sont ceux qui contiennent le plus haut taux de pesticides. Personnellement, je ne consomme plus de fraises ni de raisins.

Mais ne soyons pas dupes, il sera difficile de se priver définitivement de tous ces bons produits ! Qu’ils s’agissent des fruits les moins contaminés ou des légumes les plus contaminés, il existe une astuce naturelle afin d’éliminer les résidus de pesticides présents sur les produits du marché.

Lorsque tu reviens des courses, fais tremper tous tes fruits et légumes dans une grande bassine d’eau. Ajoutes trois cuillères à soupe de bicarbonate de soude et laisses tremper le tout pendant quinze minutes environ.

Après cela, tu pourras consommer tes fruits et légumes en toute tranquillité. Mais attention ! Je n’affirme pas que tous les pesticides seront éliminés à 100%. Néanmoins, tu réduiras considérablement le risque d’en ingérer.

Et si toi qui me lis, tu as les moyens d’acheter tous tes fruits et légumes bio : ALORS GO ! N’hésites pas une seule seconde car c’est ce qu’il y a de mieux pour toi et toute ta famille. Au Maroc, la production de fruits et légumes bio et leur mise à disposition au grand public se développe doucement mais sûrement.

De plus en plus de fermes mettent en place des systèmes de vente de paniers de fruits et légumes à la semaine pour des prix qui restent plutôt raisonnables (bon, ça sera toujours plus cher que le marché du coin n’est-ce pas !). Je pense notamment au Potager Bio à côté de Mohammedia (https://www.facebook.com/LePotagerBio/), la coopérative Jnan Nemla à Tanger (https://www.facebook.com/jnannemlaco/), le Domaine Nzaha à Guelmim ou encore la Ferme de la A1 à Casablanca (https://www.facebook.com/fermeA1/).

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Mon Argan : les trésors du Maroc sont arrivés en France !

BEAUTE

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Le blog Mon Maroc au Naturel prend un nouveau tournant, pour votre plus grand plaisir uniquement !  

En effet, la majorité de mes lecteurs et lectrices viennent d’Europe, et plus particulièrement de France. J’ai donc décidé de vous faire découvrir des projets éco-responsables s’inspirant du patrimoine culturel marocain, mais présents à l’échelle européenne.

Je vous offre le Maroc éthique et écolo à portée de main ! Aujourd’hui, je vous présente Khadija, fondatrice de Mon Argan.

Nora : Peux-tu te présenter ?

Khadija : Je m’appelle Khadija, j’ai 36 ans. Je suis maman de trois filles et j’habite en région parisienne.

Nora : Pourquoi avoir choisi le nom « Mon argan » ?

Khadija : A travers mon projet, j’ai voulu chercher un nom qui faisait référence à l’argan. Mon Argan, ça sonne plutôt bien (rires) ! J’ai peut-être envie de raconter mon histoire à travers Mon Argan.

Nora : Peux-tu nous expliquer le concept de ton projet ?

Khadija : J’ai toujours voulu entreprendre dans le domaine de la beauté naturelle.

Lorsque j’étais enceinte de ma deuxième fille, j’ai commencé à m’intéresser de plus près à mon alimentation ainsi qu’aux cosmétiques. Quand une femme tombe enceinte, elle doit faire attention : on ne peut pas tout se mettre sur la peau.

J’ai d’abord été attirée par les produits bruts comme les huiles végétales ou encore les poudres ayurvédiques. Ensuite c’est devenu une vraie passion ! La nature nous offre tellement de bienfaits. Par conséquent, j’ai entrepris dans quelque chose que j’aimais et qui me passionnait. Etant d’origine marocaine, plus particulièrement d’origine berbère, j’ai voulu mettre en avant l’argan.

Nora : Quelles sont les valeurs de la marque ?

Khadija : L’authenticité, la confiance et la solidarité.

Je souhaite proposer un produit phare tout en rendant hommage aux femmes qui produisent l’argan. Il faut savoir que c’est un travail très pénible. A l’aube, les femmes partent toute la journée ramasser le fruit de l’arganier dans les montagnes. En été, lorsqu’il fait très chaud, les piqûres de scorpions et de serpents sont leur quotidien. Je trouve que ce travail très rude n’est pas assez mis en valeur. De plus, elles ne sont pas forcément bien rémunérées.

Chez Mon Argan, sur chaque flacon revendu, 1€ est versé à la coopérative avec laquelle je travaille. Cela sert à financer les projets socioculturels de la région.

Nora : Les produits que tu proposes ont-ils la certification biologique ?

Khadija : L’huile d’argan et l’eau de rose sont certifiés Ecocert. Je propose aussi d’autres produits qui ne sont pas certifiés mais qui sont 100% naturels et fabriqués de façon artisanale.

Nora : Parles-nous de la composition des produits de chez Mon Argan.

Khadija : La composition est très simple : ce sont des produits bruts, avec un à trois ingrédients maximum. Par exemple, le flacon d’huile d’argan ne contient QUE de l’huile d’argan. A long terme, j’aimerai proposer une gamme complète de produits cosmétiques, toujours dans l’optique de revenir à l’essentiel.

Nora : L’huile d’argan étant ton produit phare, explique-nous ses bienfaits.

Khadija : L’huile d’argan possède de beaucoup de bienfaits, autant cosmétiques que nutritionnels. L’huile d’argan est l’élixir des femmes berbères ! On l’appelle l’or vert du désert marocain ou l’huile aux cent vertus. C’est une huile multi usages : elle peut s’utiliser sur le corps, sur le visage ou encore dans les cheveux.

Concernant les cheveux, l’huile d’argan nourrit les cheveux secs et abîmés et assouplie les cheveux. Concernant la peau, l’huile d’argan assouplie la peau sèche et la nourrit. Pour les peaux acnéiques et les peaux avec des rougeurs, cette huile est apaisante et cicatrisante, notamment contre les tâches d’acné ou les traces de varicelle. Riche en vitamine E, l’huile d’argan est un excellent anti-âge qui viendra ralentir le vieillissement de la peau. En hiver, l’huile d’argan viendra nourrir les mains et les protéger contre les crevasses.

Selon moi, chaque femme devrait avoir une bouteille d’huile d’argan dans sa salle de bain.

Nora : Avec l’huile d’argan, quel est ton autre produit du terroir marocain préféré ? Et pourquoi ?

Khadija : L’eau de rose ! C’est un excellent hydrolat pour les cheveux et pour le visage. L’eau de rose est multifonctions. Cet hydrolat permet de réveiller le teint le matin, il atténue les rougeurs, hydrate la peau et permet de parfaire le démaquillage.

Nora : Selon toi, quelle est la place du Maroc dans le domaine des cosmétiques naturels ?

Khadija : Le Maroc possède beaucoup en termes de cosmétiques naturels. Mais je trouve que ce n’est pas assez mis en avant. L’argan a souvent été délaissé.

Néanmoins il y a quinzaine d’année, Mme Zoubida Charouf, chercheuse et spécialiste en chimie organique, a analysé l’argan. Après ses recherches, elle a conclu que cette huile possède des vertus merveilleuses. De ce fait, elle s’est engagée dans un combat en faveur du développement de l’argan. Elle a aidé les premières coopératives à se créer, à avoir les premières certifications biologiques et a milité pour venir en aide à ces femmes vivant dans le milieu rural. J’ai eu l’occasion d’échanger avec elle, il y a une énorme richesse au Maroc.

Nora : Maroc et protection de l’environnement. Cela te parle ?

Khadija : Je n’ai pas l’impression que cela soit le premier souci. Au Maroc, il y a un vrai retard dans ce domaine car ce n’est pas dans les mœurs. Je constate un réel manque d’informations.

Nora : Aurais-tu un dernier mot pour le blog Mon Maroc au Naturel et ses lecteurs/trices ?

Khadija : Si tu es encore en transition vers le naturel, il faut y aller petit à petit. Quand on fait trop d’un coup, on abandonne plus rapidement. Le naturel demande plus d’efforts ainsi qu’un investissement personnel sur le long terme. Il faut prendre son temps. Cela doit devenir une bonne habitude et non pas pour surfer sur la mode du bio uniquement. Tu dois retourner vers des produits bruts et faire au plus simple.

C’est sur de précieux conseils que mon entretien avec Khadija s’est terminé.Je te remercie d’avoir répondu à mes questions en toute sincérité. Mon Argan est un projet solidaire, éthique et éco-responsable. Ce sont des initiatives comme celle de Khadija que j’ai envie de soutenir !

Elle a elle-même assisté à la production de l’huile d’argan : une tâche très difficile, portée à bout de bras par des femmes vivant dans des situations précaires. Ce travail mérite d’être reconnu et surtout soutenu ! L’argan est un précieux trésor du Maroc, maintenant disponible en France chez Mon Argan. Tu peux la retrouver juste ici : https://www.monargan.fr/

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Jammin’ Confitures : l’incontournable d’un petit-déjeuner healthy !

ALIMENTATION

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Il y a quelques jours, j’ai été à la rencontre de Sarah, fondatrice de Jammin’ Confitures. Son concept m’a tout de suite charmé : cette jeune femme prépare toutes sortes de délices sains et gourmands, avec comme spécialité les confitures faites maison.

Notre interview s’est déroulée dans un parc, au milieu des enfants qui jouent, d’un ciel bleu et son soleil éclatant. Pour la petite information, Sarah ne parle pas français. Notre échange s’est donc fait en anglais : je suis sortie de ma zone de confort et j’ai aimé ça !

Nora : Can you introduce yourself ? Peux-tu te présenter ?

Sarah : My name is Sarah, I am half Egyptian and half German. I live in Morocco since 2012, it’s been a while (laugh)! I like to do sports and I am leaving healthy. I am also vegetarian. Moreover, I suffer diabetes, it has always been important to me to look after what I eat. I need to be careful that I don’t eat too much sugar or fat.

Je m’appelle Sarah, je suis d’origine égyptienne et allemande. J’habite au Maroc depuis 2012, cela fait un déjà moment (rires) ! J’aime le sport et je vis plutôt sainement. Je souffre de diabète, cela a toujours été important pour moi de faire attention à ce que je mange, notamment ni trop sucré ni trop gras.

Nora : Please explain us the name « Jammin Confitures ». Explique-nous le nom “Jammin’ Confitures”.

Sarah : In English, Jam means “confiture”. Jamming is a verb and I choose to write it Jammin’. It means having a good time together. Usually, it’s related to music but it can be related to arts in general. I like being creative. I think cooking it’s a art and I really enjoy it !

En anglais, Jam signifie “confiture”. Quant à Jamming, c’est un verbe mais j’ai choisi de l’écrire « Jammin’ ». Cela signifie passer un bon moment ensemble. En règle générale, cela concerne la musique mais cela peut aussi faire référence à l’art en général. J’aime être créative. Je pense que cuisiner est un vrai art que j’apprécie vraiment !

Nora : Can you describe your project in more details ? Peux-tu nous décrire ton projet plus en détails ?

Sarah : As I said, I always look after what I eat. When I came here to Morocco, I was searching a jam light in sugar. It was a problem because the jams we can find in stores don’t taste very good. Also, I wasn’t sure about the use of gelatin or not. I make jam for my own since a long time. When I was young, my grandmother made jams for me. So I started to consume my own jam. My friends tried it and they loved it.

My husband is from Azrou and they have a lot of fruits like apples or cherries. I started to connect with some small farms. They don’t have the label “organic” but it’s even better than that. Then, I found another farm next to Agadir, and two farms which are “organic” in Mohammedia. I get my fruits from there and I start to make jams.

In my jams, I use very little brown sugar only and I don’t use gelatin. Some people ask me why I don’t make jams without sugar at all. The problem is without sugar, I doesn’t conserve that well, it last one or two weeks.  I also propose a deposit system: you can give me back the glasses and I give you 5dh.

Comme je l’ai déjà dit, j’ai toujours fait attention à ce que je mange. Quand je suis arrivée au Maroc, j’ai cherché une confiture avec peu de sucre. C’était un vrai problème parce que les confitures que l’on trouve dans les supermarchés ne sont pas bonnes au goût. De plus, j’avais un doute concernant l’utilisation de gélatine.Personnellement, je fais mes confitures maison depuis un long moment. Quand j’étais plus jeune, ma grand-mère faisait des confitures pour moi. J’ai donc commencé à faire mes propres confitures. Mes amis les ont goûtées et ont beaucoup aimé.

Mon mari vient de la ville d’Azrou qui possède beaucoup de fruits comme les pommes ou les fruits rouges. J’ai commencé à contacter de petites fermes familiales afin de travailler avec eux. Ils n’ont pas le label « agriculture biologique » mais c’est encore mieux que cela. Puis, j’ai trouvé une autre ferme à côté d’Agadir et deux fermes ayant le label bio à Mohammedia. Je me fournis en fruits là-bas puis je fais mes confitures.

Dans mes confitures, je n’utilise que très peu de sucre complet et je n’utilise pas de gélatine. Certaines personnes m’ont demandé pourquoi je ne fais pas de confitures sans sucre. Le problème est que, sans sucre, les confitures ne se conservent pas aussi bien : elles ne durent qu’une semaine ou deux. Je propose aussi un système de consigne : vous pouvez me ramener les pots en verre et en échange, je vous donne 5dh.

Nora : What is the message that you want to spread with Jammin’ Confitures ? Quel message souhaites-tu faire passer à travers Jammin’ Confitures ?

Sarah : People need to reconsider what jams taste like. It is very healthy, basically it is only fruits (laugh) ! Les gens doivent redécouvrir  le vrai goût de la confiture. C’est très sain : ce ne sont que des fruits (rires) !

Nora : Do you have some projects for the future ? As-tu des projets pour le futur ?

Sarah : I am always working on new products. Recently, I add a new one which is an almond butter, a bit like Amlou. I am also going into salty. I already have pesto or mushrooms but I want to add a tapenade. I also offer cookies and cakes with very little sugar. It is only “sur commande”.

Je suis constamment en train de travailler sur de nouveaux produits. Depuis peu, je propose un nouveau produit qui est un beurre d’amande : il ressemble à l’Amlou traditionnel. Je suis aussi en train de développer des produits salés. Je propose déjà du pesto et des champignons mais je veux ajouter une tapenade. Je propose aussi des cookies et des gâteaux, toujours avec très peu de sucre. Je les prépare uniquement sur commande.

Nora : Are you delivering only in Morocco ? Or worldwide shipping is possible ? Livres-tu uniquement au Maroc ? Ou livres-tu aussi à l’international ?

Sarah : Not yet. To be honest, I am already struggling inside Morocco: sometimes, they break. International is gonna be even harder.

Pas encore. Pour être honnête, je rencontre déjà des problèmes à l’intérieur du Maroc : parfois, les pots se cassent. A l’international, cela sera encore plus difficile.

Nora : What is your « best seller » product ? Quel est ton produit “best seller”?

Sarah : The berries : mixed berries or strawberries. When I started, it was in August and the season of berries was most over. The all year, people ask me about berries (laugh) ! Now, I made a very big butch of berries in order to conserve them and used them for the entire year.

Les fruits rouges : un mix de fruits rouges ou les fraises. Lorsque j’ai commencé, c’était en Août et la saison des fruits rouges était presque terminée. Durant toute l’année, les gens ont demandé après les fruits rouges (rires) ! Aujourd’hui, je fais une grande réserve des fruits rouges pour l’année entière.

Nora : Can you share with us a recipe for a healthy breakfast with products from Jammin’ Confitures ? Peux-tu nous partager une recette pour un petit déjeuner sain avec les produits de chez Jammin’ Confitures ?

Sarah : The easiest way is to spread cream cheese on a bread and then add jam from Jammin’ confitures. Also, you can get a yaourt mixed with confiture from Jammin’ Confitures, add some granola, muesli or fresh fruits. It is healthy and it keeps you full for a long time.

Le petit-déjeuner le plus simple est d’étaler du fromage à tartiner puis de la confiture de chez Jammin’ Confitures sur une tranche de pain fait maison. Sinon, vous pouvez mélanger un yaourt nature avec de la confiture de chez Jammin’ Confitures, y ajouter du granola, du muesli ou des fruits frais. C’est sain et vous êtes calés pour un long moment.

Nora : In your opinion, is it easy to eating healthier in Morocco ? Selon toi, est-il facile de manger plus sainement au Maroc ?

Sarah : Yes ! I am vegetarian and there are many options. I love tajine, it is very healthy. There are also a lot of salads like “zaalouk” made with aubergine. You have wonderful fruits and vegetables in Morocco !

Bien sûr ! Je suis végétarienne et il y a beaucoup d’options. J’aime beaucoup les tajines, c’est très sain. Il y a aussi beaucoup de salades comme « zaalouk » faite à partir d’aubergine. Vous avez de merveilleux fruits et légumes au Maroc !

Nora : What is your favourite « green place » in Casablanca ? Quel est ton endroit “green” préféré à Casablanca ?

Sarah : We live in Bouskoura, the greener place in Casablanca is the Bouskoura forest (laugh) ! There is also la Ferme de Bouskoura : they make yaourts and cheese which are really good. About a restaurant, there is Bondy Kitchen. I also know a cooperative: Souss Safran. They propose spices and other products from Morocco which are organic certified.

Nous habitons à Bouskoura, l’endroit le plus “green” à Casablanca est bien sûr la forêt de Bouskoura (rires) ! Il y a aussi la Ferme de Bouskoura : ils font des yaourts et du fromage qui sont excellents. Concernant les restaurants, je peux citer Bondy Kitchen. Je connais aussi une coopérative appelée Souss Safran. Ils proposent des épices et d’autres produits du terroir marocain qui sont certifiés bio.

Nora : To finish, have you some comments for the blog Mon Maroc au Naturel ? Pour finir, as-tu un commentaire à faire pour le blog Mon Maroc au Naturel?

Sarah : I want to precise some things about Jammin’ Confitures. How long is it durable? Closed, you can conserve them outside the fridge for two to three months. Once it is open, you could conserve it in the fridge and eat them in two or three weeks. Also, I do offer confitures without sugar at all but from four pots. You need to put them in the fridge and consume them in two or three weeks.

Je voulais préciser certaines choses concernant Jammin’ Confitures. Quel est le temps de conservation ? Fermées, vous pouvez conserver les confitures en dehors du frigo pendant deux à trois mois. Une fois ouvertes, vous pouvez les conserver au frigo et les consommer pendant deux à trois semaines.De plus, je propose des confitures sans sucre à partir de quatre pots. Vous devez les conserver au frigo et les consommer durant deux à trois semaines.

Ce sont sur ces précieuses informations que notre interview s’est terminée. Je remercie Sarah, fondatrice de Jammin’ Confitures d’avoir acceptée de me rencontrer et d’avoir répondu à mes questions. Son projet mérite vraiment de se faire connaître ! Elle a tout le potentiel nécessaire pour concurrencer les plus grands noms de la confiture au Maroc.

Après avoir goûté ces produits, je peux vous assurer que ce sont les meilleures confitures que je n’ai jamais goûtées, et je pèse mes mots. C’est un pur délice ! On découvre des saveurs fruitées, naturellement sucrées, douces et qui réchauffent le cœur.

Merci à Sarah de nous proposer des produits sains et gourmands, pour les petits et les grands. Un petit-déjeuner sans Jammin’ Confitures n’est pas un petit-déjeuner digne de ce nom !

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.