Le ghassoul : l’argile marocaine aux mille et une vertus !

BEAUTE

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Au Maroc, il fut un temps où posséder sa propre salle de bain chez soi était un privilège réservé à l’élite. La majorité de la population se rendait dans les bains publics plus connus sous le nom de « hammam ». C’est au cœur du hammam que sont apparus les rituels de beauté de la femme marocaine : savon noir, henné, eau de rose, khôl, eau de fleur d’oranger et bien sûr ghassoul.

Aujourd’hui, du traditionnel bain public partagé avec des femmes de toutes générations confondues au hammam privatisé et luxueux, cette tradition est toujours autant ancrée dans les moeurs.

Dans cet article, j’ai décidé de te révéler un autre secret de beauté de la femme marocaine : le ghassoul.

Qu’est-ce que le ghassoul ?

De l’arabe « ghassala » qui signifie « laver », le ghassoul est de l’argile volcanique provenant des roches du Moyen Atlas, récoltée à 200 km au sud de la ville de Fès. Au Maroc, tu peux retrouver du ghassoul à chaque coin de rue : dans les marchés, chez l’épicier du coin et dans n’importe quel magasin dédié à la beauté et à la cosmétique. Il est vendu sous forme de plaquettes ou sous forme de poudre.

Pourquoi est-il autant prisé ? Le ghassoul renferme de nombreux bienfaits.

Il peut s’utiliser en tant que shampooing naturel. En effet, le ghassoul est un nettoyant très doux qui ne contient aucun tensioactif. Il permet d’absorber efficacement les impuretés et les graisses sans agresser ni le cuir chevelu ni les cheveux. En parallèle, il apporte volume et texture à ta chevelure. Le ghassoul est fortement recommandé pour les personnes ayant les cheveux gras, fins ou sans volume.

Si tu as les cheveux normaux ou secs et que tu souhaites tout de même utiliser le ghassoul, je te conseille de le mélanger avec d’autres poudres lavantes, des actifs hydratants et des actifs nourrissants.

Un petit DIY shampooing traditionnel marocain pour cheveux gras, ça te dit ?

Dans un bol, mélange deux à trois cuillères à café de ghassoul en poudre avec de l’eau de rose afin d’obtenir une pâte homogène. Tu peux rajouter la moitié d’une cuillère à café d’huile d’argan pour encore plus de bienfaits. Laisse poser le mélange entre trente minutes et une heure puis rince le tout et admire ta chevelure resplendissante !

Mais ce n’est pas tout ! Le ghassoul est aussi un excellent nettoyant pour le visage.

Nettoyant et dégraissant très doux, le ghassoul permet de purifier et de désincruster efficacement les pores de ta peau. Fini les imperfections, les boutons et les points noirs ! Cette poudre va aussi venir absorber l’excès de sébum et adoucir la peau de ton visage.

Le ghassoul est fortement recommandé pour les peaux mixtes à grasses, pour les peaux à tendance acnéique et même pour les peaux sensibles.

Alors, le ghassoul n’est-il pas un indispensable pour prendre soin de ta peau et de tes cheveux ?

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Le henné : un rituel de beauté ancestral !

BEAUTE

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

L’automne est bel et bien installé, les couleurs changent et le temps se rafraîchit. Cette saison est idéale pour passer des moments cocooning en tête à tête avec soi-même et prendre soin de soi, au naturel bien sûr. Dans ce nouvel article, nous allons parler beauté traditionnelle marocaine.

Nos mères et nos grands-mères ont toutes leurs petits secrets de beauté qu’elles transmettent à leurs filles de génération en génération. Il s’agit d’un patrimoine riche et précieux.

Un des soins naturels ancré dans la tradition marocaine est le henné. Mais qu’est-ce que le henné ? Il s’agit d’un arbuste épineux qui pousse dans certaines régions d’Afrique, d’Asie du Sud et d’Australie. Ses feuilles sont réduites en poudre et sont utilisées pour les soins capillaires ou les tatouages éphémères de la peau.

Cette plante possède énormément de vertus thérapeutiques mais nous allons nous concentrer sur son utilisation cosmétique.

Le henné utilisé au Maroc est celui appelé scientifiquement  « lawsonia inermis » ayant plus ou moins un effet colorant allant du roux à l’auburn selon le type de cheveux. En effet, le henné est une plante très prisée pour colorer ses cheveux de façon naturelle, notamment pour couvrir les premiers cheveux blancs.

Par conséquent, il est très courant de croiser une femme ayant une chevelure avec des reflets orangés ou un homme ayant une barbe légèrement rousse : ce sont des habitués du henné.

Néanmoins, si tu veux éviter le risque de devenir roux.sse, tu peux mélanger plusieurs poudres de soin avec le henné afin d’obtenir la couleur que tu souhaites. Pour cela, il faut te tourner vers des professionnels de la coloration végétale. A Casablanca, tu pourras te rendre au salon Bouskoura Beauty (que tu peux retrouver juste ici : https://www.facebook.com/nidalejakiri/) qui propose des colorations végétales de la marque marocaine Alania Beauty. Tu pourras poser toutes tes questions à la professionnelle qui s’occupera de toi.

Si tu n’as pas l’occasion de te rendre dans un salon qui propose des colorations végétales, tu peux consulter le blog de Peau-Neuve.fr (juste là : https://peau-neuve.fr/) qui regorge de très bons conseils sur le henné.

Mais ce n’est pas tout ! En plus d’être une coloration végétale, le henné est un véritable soin pour tes cheveux. Il renforce considérablement ta chevelure et lui apporte une belle tenue.

En parallèle, le henné répare tes cheveux en profondeur. Il ravive les cheveux secs et cassants en leur redonnant force, souplesse et brillance. Idéal pour les cheveux gras, cette plante aux mille et une vertus limite la sécrétion de sébum. Elle apaise et assainit le cuir chevelu. Le henné agit aussi sur la pousse de tes cheveux. Il vient les assouplir et les embellir.

Néanmoins, en l’utilisant à lui-seul, il peut avoir un effet asséchant. Je te conseille de le mélanger avec un actif hydratant et un actif nourrissant pour obtenir le soin parfait : à toi la chevelure de rêve !

Petite précision : si tu ne souhaites pas colorer tes cheveux mais tout de même profiter de tous les bienfaits du henné, tu dois te tourner vers un henné neutre.

Maintenant que tu connais tous ses bienfaits, où se procurer du henné?

Littéralement partout. Tu pourras trouver du henné dans n’importe quel marché ou herboristerie au Maroc. Si tu souhaites te tourner vers du henné de marque, tu auras l’embarras du choix sur le site Lalla Nature que tu peux retrouver juste ici : https://lallanature.com/.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Des aliments galactogènes issus du terroir marocain !

ALIMENTATION

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Pour clôturer en beauté cette Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel, voici mon deuxième et dernier article sur le sujet.

Aujourd’hui, je vais te présenter les aliments que l’on consomme régulièrement au Maroc et qui s’avèrent être de réels boosters pour ton allaitement. De par leur composition et leurs bienfaits, ces aliments dits « galactogènes » permettent de favoriser ta production de lait et ainsi, offrir à ton bébé tout ce dont il a besoin pour son bon développement.  

  • Le fenugrec

Parmi les plantes galactogènes les plus connues, le fenugrec est l’un des ingrédients principaux du plat de naissance traditionnel au Maroc : rfissa. Et ce n’est pas pour rien ! Ingérer sous forme de graine, « helba » est très recommandée pour faciliter l’allaitement, notamment son démarrage qui peut s’avérer parfois difficile.

  • Certains fruits secs

Parmi les fruits secs qui favorisent la production de lait, tu peux retrouver les amandes, les noix de cajou ou encore les dattes. Ces trois produits sont facilement accessibles et à moindre coût. Rien de tel qu’un petit encas avec quelques dattes et des amandes pour booster ton allaitement !

  • La verveine

Je vous en ai déjà parlé dans un article que tu peux retrouver ici : https://monmarocaunaturel.home.blog/2019/10/06/la-verveine-cette-plante-aux-mille-et-une-vertus/, la verveine a plus d’un tour dans son sac. Elle aurait aussi des effets sur la production de lait mais dans une moindre mesure que le fenugrec. Cela dit, avec tous les bienfaits dont elle dispose, je ne dirais jamais non à un bon thé avec « louiza » !

  • Certaines céréales

L’orge et le millet font partie de ces céréales qui ont pour effet de booster ton allaitement. Il est très facile de s’en procurer au Maroc, que cela soit sous forme de farine, de graine, ou même de couscous ! Si tu accouches en hiver, profites-en pour te faire une bonne « hassoua » : cette délicieuse soupe à base de graines d’orge et de lait. Yummy !

Je tenais à préciser qu’il s’agit d’une liste non exhaustive. En effet, il existe plein d’autres aliments galactogènes comme les lentilles, les pois chiches, l’ortie, le basilic ou encore le céleri. J’ai préféré cité ceux que l’on retrouve traditionnellement au Maroc.

En parallèle, je vous invite à en discuter avec votre médecin avant de consommer ces aliments booster d’allaitement afin de voir s’il existe des contre-indications pour votre cas en particulier. De plus, si vous observer un quelconque problème avec votre allaitement, il est nécessaire de trouver la cause et la solution avec un professionnel de santé.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

L’allaitement au Maroc : une véritable tradition qui se transmet de mère en fille !

LIFESTYLE

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

En cette Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel, j’ai souhaité écrire un article pour te parler de la place de l’allaitement au Maroc.

Eh bien… C’est comme une évidence. L’allaitement est une tradition ancestrale bien ancrée dans les mœurs de la société marocaine. L’allaitement se met en place tout naturellement, transmit de mère en fille.

Comment expliquer cela ?

D’une part, le Maroc est un pays musulman dont la majorité des habitants sont de confession musulmane. Dans le Coran, Allah azza wa jall recommande l’allaitement aux femmes dans le verset suivant :

<< Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets. Au père de l’enfant de les nourrir et vêtir de manière convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père, à cause de son enfant. Même obligation pour l’héritier. Et si, après s’être consultés, tous deux tombent d’accord pour décider le sevrage, nul grief à leur faire. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Et craignez Allah, et sachez qu’Allah observe ce que vous faites. >> [Traduction rapprochée – Sourate 2 ; Verset 233]

L’allaitement complet recommandé par Notre Créateur s’étend jusqu’aux deux ans de bébé. Néanmoins, le couple est libre d’effectuer le sevrage avant cette date ou même de ne pas allaiter du tout leur bébé. Aucune contrainte en religion !

D’autre part, l’allaitement est aussi un fait culturel totalement admis et accepté par la société marocaine. La mère ou la nourrice allaite librement que cela soit dans son foyer ou même à l’extérieur, la poitrine soigneusement préservée par soucis de pudeur ou non. Chaque petite fille a déjà assistée à cette scène tout à fait naturelle où le bébé prend tranquillement son repas. De ce fait, elle est initiée dès son plus jeune âge à la mise au sein ainsi qu’aux positions à adopter pour réussir son allaitement. L’allaitement devient totalement inné. Ainsi, lorsque cette petite fille deviendra mère, elle maîtrisera toute la technique et aura un entourage bienveillant à ses côtés afin de l’aider dans cette merveilleuse aventure qu’est l’allaitement.

Petite anecdote : par le passé, il était très courant qu’une femme allaite plusieurs enfants à la fois, pas seulement le sien. Ainsi, elle pouvait allaiter son bébé, puis son neveu, sa nièce, le bébé de son cousin ou encore celui de sa voisine. Des liens très forts étaient tissés entre ces différentes familles : chaque enfant allaité devenait le frère ou la sœur de lait de l’autre. Néanmoins, cette pratique vient de plus en plus à disparaître, à l’exception de certaines campagnes reculées du Maroc.

Malheureusement, l’allaitement ne dure plus aussi longtemps qu’avant. En parallèle, par souci de « modernisation », l’apparition du biberon et des laits infantiles industriels est en pleine expansion dans le royaume, notamment dans les grandes villes comme Casablanca ou Rabat. L’allaitement traditionnel ne tend plus à être la seule solution pour nourrir son bébé. C’est un choix du couple à respecter, le plus important est de faire ce qu’on pense être le mieux pour son enfant.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

La verveine : cette plante aux mille et une vertus !

ALIMENTATION

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Je suis un peu absente ces derniers temps mais promis je ne t’oublie pas.

Je reviens à travers ce nouvel article pour te parler d’un produit local que j’ai (re)découvert depuis mon installation au Maroc : la verveine, aussi prénommée verveine odorante ou verveine citronnée.

Largement cultivées dans le pays, les feuilles de verveine sont ensuite soigneusement séchées puis vendues par paquet à un prix défiant toute concurrence. Elle est l’alliée des petits comme des grands. La verveine est même donnée au biberon à des nouveau-nés qui souffrent de coliques ou de digestion difficile.

Pourquoi un tel engouement autour de cette plante ? Elle possède d’immenses et innombrables vertus pour ta santé et celle de ta famille.

La verveine est principalement utilisée pour faciliter la digestion. Après un repas copieux ou une fête familiale, une bonne théière de verveine est d’usage. Son odeur et son goût si envoûtant te feront vite oublier tes maux d’estomac. La verveine permet aussi de soigner les troubles gastro-intestinaux comme les ballonnements ou les gaz.  

Mais ce n’est pas tout ! Un de ses principaux bienfaits est qu’elle agit efficacement sur la nervosité, l’anxiété et le stress. La verveine apaise la tension nerveuse et t’aide à réellement te détendre. C’est un allié de taille en période de stress comme les examens ou la recherche d’un nouveau travail.

En parallèle, son effet sédatif t’aide à trouver le sommeil en cas d’insomnie. La verveine va te permettre de profiter d’un sommeil profond mais surtout réparateur. Un verre de verveine après le repas garanti une agréable nuit de sommeil !

Pour finir, la verveine possède de puissantes vertus antioxydantes qui aident à prévenir le vieillissement précoce des cellules. Un véritable anti-âge naturel !

La verveine a vraiment été un allié de taille lors de ma grossesse. Elle m’a aidé à supporter quelques inconvénients de la grossesse comme les maux d’estomac ou la difficulté à trouver le sommeil.

Et puis son goût….me rend vraiment accro !

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Mes prestations : pour en savoir un peu plus sur mon travail…

IMPORTANT

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

J’espère que vous allez tous.tes bien ! J’écris cet article un peu spécial pour te parler plus en détails de mon travail. Il est important pour moi de te décrire avec soin les services que je propose afin de faciliter nos futurs échanges et collaborations.

Quel est mon métier ? Je suis rédactrice webmais pas que.

En tant que rédactrice web, je m’occupe de travaux de rédaction pour des blogueuses, des entrepreneur.es, des entreprises, des associations ou toute autre personne qui souhaite faire appel à mes services.

Je fais des interviews, j’écris des articles, des fiches produits, je rédige des newsletters, des posts pour les réseaux sociaux, je m’occupe des pages d’accueil de sites Internet et bien d’autres choses. Mon seul mot d’ordre est que ma plume s’adapte à tous tes besoins, à toutes tes envies et puisse mettre en valeur ton projet comme il le mérite.

Si tu souhaites avoir un aperçu de mon travail, voici quelques-uns de mes travaux : une interview sur le blog de Peau Neuve : https://peau-neuve.fr/claypact-solutions-loutil-qui-va-revolutionner-ton-jardin/, un article sur le blog Les Remèdes de Jadda : https://remedesdejadda.com/la-mer-un-anti-stress-naturel/ ou encore une fiche produit sur le site Mon Jardin Capillaire : https://monjardincapillaire.com/boutique/fresh-oil/.

En parallèle, je propose un service de relecture et de correction pour tous les travaux d’écriture. La correction est poussée : fautes d’orthographe, grammaire, conjugaison, syntaxe, compréhension de la phrase, utilisation des mots les plus appropriés.

Mais ce n’est pas tout !

Suite à l’obtention de mon diplôme universitaire double licence droit anglais et droit français mention assez bien, je rédige ou corrige des travaux juridiques spécifiques tels que les conditions générales de vente pour ton site de e-commerce, avec une mise à jour constante sur le droit en vigueur.

En parallèle, je prends aussi en charge certaines formalités administratives pour les entrepreneur.es telles que la déposition de ta marque à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) ou encore la recherche d’un laboratoire pour ta marque de cosmétiques.

Pour finir, je m’occupe des relations publiques de ta marque. Je cherche et je démarche de potentiels revendeurs ainsi que des influenceurs/impacteurs afin d’obtenir une meilleure visibilité pour ton projet.

Finalement, cela va bien plus loin qu’être rédactrice web. Je peux devenir un véritable bras droit afin de t’aider à développer ta marque.

Si tu as la moindre question, tu peux me contacter par mail à l’adresse suivante : mon.maroc.au.naturel@gmail.com ou en message privé sur Instagram sur mon compte : @mon.maroc.au.naturel !

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

SMD Natural : la France part à la découverte du sud marocain !

ALIMENTATION

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Alors que je suis actuellement dans l’Hexagone pour plusieurs mois, j’ai décidé de mettre en avant des artisans et des commerçants français qui vous proposent des produits naturels s’inspirant de la culture et de la tradition marocaine.
Mes lecteurs français (et européens), soyez prêts à être gâtés !

Dans ce nouvel article, j’ai le plaisir de mettre à l’honneur Naima, une maman entrepreneure (mom’preneure comme on le lit souvent) qui a décidé d’offrir à la France les meilleurs produits du terroir marocain.
Découvrons ensemble son magnifique projet !

Nora : Peux-tu te présenter ?

Naima: Je m’appelle Naima, je suis d’origine marocaine et je vis en France. Je suis la maman de trois merveilleux enfants et la gérante du site SMD Natural.

Nora : Que signifie « SMD Natural » ?

Naima : SMD signifie SOUSS MASSA DRAA qui est une région du sud du Maroc très riche en matières premières de qualité. Elle est connue notamment pour son huile d’argan.

Nora : Peux-tu nous expliquer le concept de ta marque ?

Naima : Ma marque se veut naturelle et bio, et ainsi proposer aux femmes des produits sans danger pour leur santé.

Nora : Quelles ont été tes inspirations pour la création de ce projet ?

Naima : L’idée était de revenir au naturel, à l’essentiel et de respecter la nature et ce qu’elle nous a donné.
Ma mère est ma première source d’inspiration. Elle n’a jamais eu recours à des produits chimiques pour prendre soin d’elle. Résultat : à plus de cinquante ans, elle possède une belle peau et très très peu de rides !

Nora : Quel message souhaites-tu faire passer à travers « SMD Natural » ?

Naima: La vraie beauté réside dans la confiance que nous avons en nous-même.

Nora : Ce qui fait la réputation de « SMD Natural » est la fameuse pâte à tartiner berbère que l’on appelle amlou. Peux-tu nous en parler ?

Naima: Amlou fait partie de moi ! Amlou et moi c’est une histoire d’amour qui dure depuis ma plus tendre enfance. Quand je voyais un pot d’amlou en rentrant à la maison, ma bouche se remplissait de salive et je courais chercher du pain pour vite me faire plaisir !
L’amlou possède plusieurs bienfaits. L’huile d’argan apporte des acides gras essentiels à notre organisme ainsi que de la vitamine E. Quant aux amandes et au miel, ils ont un indice glycémique bas, ce qui est idéal pour le goûter de nos enfants !

Nora : Parles-nous des autres produits que tu proposes à la vente.

Naima : Nous proposons principalement des produits de la région Souss Massa Draa, notamment des classiques de la beauté marocaine : le henné, le safran, l’huile d’argan, le savon noir ou encore l’eau de rose.

Nora : Où peut-on se les procurer ?

Naima : Sur notre site http://www.smd-natural.com ou en boutique à Saint Brieuc. N’hésitez pas à nous contacter pour savoir où se situe exactement notre magasin. En parallèle, nous faisons certains évènement tels que les foires ou les salons.

Nora : As-tu des projets pour l’avenir ?

Naima : Oui ! Ouvrir ma propre chaîne YouTube et partager avec mes abonnés plein de belles choses ! Mais surtout faire découvrir la richesse naturelle de notre pays Le Maroc !

Nora : Un dernier mot pour le blog Mon Maroc au Naturel et ses lecteurs ?

Naima : Soyez fiers.ères de ce que vous êtes, restez naturel.le et comme nous le disons tout le temps : la beauté réside dans la confiance que vous avez en vous-même !
Et bien sûr, amlou ramène du bonheur à la maison (rires) !

C’est sur cette note sucrée que se termine notre entretien. Je remercie chaleureusement Naima d’avoir répondu avec soin à mes questions. Quel merveilleux projet de vouloir mettre en avant le terroir marocain si riche en France !
Mais surtout, j’apprécie beaucoup le fait qu’elle fasse découvrir cette pâte à tartiner berbère exquise mais peu connue, doux souvenir de son enfance : l’amlou. La goûter c’est l’adopter !

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Vivre sans gluten au Maroc: témoignage d’une famille qui fait de la résistance !

ALIMENTATION

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Ce nouvel article est un peu spécial. Aujourd’hui, je laisse la plume à Lucie du blog Vivons Physio-logique (que tu peux retrouver juste ici :https://vivons-physio-logique.com) afin qu’elle témoigne de son expérience sans gluten au Maroc. Voici son récit :

De nos jours, partout dans le monde, l’alimentation industrielle a pris une place majeure dans les habitudes culinaires, parfois au détriment des habitudes traditionnelles, comme au Japon par exemple. Toutefois, il existe des pays où certaines caractéristiques modernes de l’alimentation sont ancrées depuis des millénaires dans leur culture. Au Maroc par exemple, l’omniprésence du blé ne fait aucun doute et ne date pas d’hier. Toutefois, il faut bien avoir conscience que le blé de leurs aïeux n’avait rien à voir avec le blé d’aujourd’hui. Pour un certain nombre de personnes, la consommation de blé moderne les rend malades, ils doivent donc s’en passer. Mais comment vivre sans gluten au Maroc ? Je vous laisse ici mon témoignage en tant qu’épouse et mère de deux enfants.

Le blé: la base de la cuisine marocaine
Et ce n’est pas peu dire. La société marocaine dans son ensemble rythme sa journée d’achat, de préparation et de plats à base de blé. Qu’il soit tendre ou dur, il est omniprésent et ancré depuis des siècles sur le sol marocain grâce notamment à la culture berbère.

Un grand nombre de spécialités incontournables que ce soit le couscous, les pâtisseries, les pâtes, les différents types de pains, le blé accompagne les marocains du matin jusqu’au soir. En effet, il est inconcevable pour un marocain de manger un tajine sans pain.

Et tout cela est très cohérent lorsque l’on sait que le Maroc est parfois passé par des phases de grande pauvreté dans son histoire. Le pain devenant ainsi un aliment de survie indispensable. Mais aujourd’hui, dans une grande partie du Maroc, faire ou acheter son pain est plus devenu une habitude qu’une nécessité vitale.

On trouve de la farine blanche et du blé en grains un peu partout au Maroc. Au marché, il y a des vendeurs avec de très grosses machines qui moulent des grains de blé de toute sorte. Dans les petites épiceries de quartier aussi, il n’y a que l’embarras du choix entre différentes marques de farine blanche.

Mais le plus impressionnant se passe dans les grandes surfaces. Des rayons entiers de plusieurs mètres de long (j’exagère à peine) exposant des sacs de farine, de semoule ou de grains de blé, pouvant aller jusqu’à 25 kg. En France ou ailleurs, quand on achète un sac de farine de 25 kg, c’est qu’on est boulanger-pâtissier. Ici, il n’est pas rare de voir des particuliers avoir ce genre de produit dans leur caddie. C’est vous dire la grande utilisation quotidienne qu’ils en font.

Je vous arrête tout de suite. Je ne fais aucun jugement sur les pratiques culinaires de mon pays d’adoption. Je constate seulement que la consommation de blé sous toutes ses formes est très ancrée dans la culture marocaine. D’ailleurs, il y a une trentaine d’années, cette consommation pourtant conséquente, posait beaucoup moins de problème sur la santé de la population que maintenant. La raison: l’industrialisation massive du blé moderne au détriment du blé ancien qui a conduit à une chute de la qualité nutritionnelle de ce dernier.

Le pain à la farine complète: une alternative vraiment plus digeste que le pain blanc?
Conscient de plus en plus que le pain blanc pose problème, beaucoup de marocains préfèrent consommer au quotidien le fameux « khoubz bi zra3 ». C’est en fait un pain fait à base de farine complète, parfois mélangé avec de la farine blanche ou non.

Toutefois, même si la farine complète est beaucoup moins transformée et raffinée que la farine blanche, dans la plupart des cas, elle est industrielle et sa graine a subi un certain nombre de modifications génétiques importantes depuis plusieurs décennies. Elle est un peu plus digeste car elle contient plus de fibres. Mais son exposition aux pesticides et les modifications qu’elle a subies en fait un produit qu’il faudrait éviter de consommer au quotidien.

Alors comment faire pour manger sans gluten au Maroc?
Après tout ce que nous venons de voir, il pourrait sembler très compliqué de manger sans gluten au Maroc tant le blé y est omniprésent. Et pourtant, quand on est hypersensible au gluten comme nous le sommes dans la famille, on ne peut pas faire comme si cette hypersensibilité n’existait pas.

Une consommation ponctuelle et occasionnelle de gluten ne fera que nous déranger quelque peu. Alors qu’une consommation quotidienne nous rendrait véritablement malades. Je vous livre ici nos trucs et astuces pour manger sans gluten au Maroc.

Le fait-maison: il n’y a que ça de vrai !
Prévoir ses propres menus, avoir ses propres recettes sans gluten répertoriées… Ceci peut paraître bête comme astuce mais ça change considérablement la vie. Développer sa créativité dans l’élaboration de desserts et de plats que votre famille apprécie.

Ce qui leur fera oublier « les délices superficiels » du doukan ou des grandes surfaces. Des aliments bruts que vous transformez vous-mêmes à l’aide de votre blender, robot ménager ou de votre four. Le gros avantage quand on cuisine tout maison, c’est que l’on sait exactement ce que l’on met comme ingrédients. Pas d’additifs alimentaires suspects, pas de quantité de sucre blanc astronomique, c’est nous qui décidons.

C’est nous qui avons la responsabilité de la quantité et de la qualité et ça change tout. On se sent acteur de son quotidien et de son alimentation. On assume totalement la responsabilité qui nous a été donnée de nourrir notre famille. Cuisiner en pleine conscience et selon des principes éthiques et sains, c’est tout l’enjeu et le challenge à se lancer chaque jour. Pour des idées de recettes sans gluten (mais également sans produit laitier ni sucre raffiné), cliquez ici.

Se transformer en détective dans les grandes surfaces
Bien que l’alimentation sans gluten ne soit pas ce qu’il y a de plus classique au Maroc, il existe néanmoins dans les grandes surfaces un rayon sans gluten. Tout ne sera pas bon à prendre dans ce rayon (pour comprendre pourquoi, rejoignez la formation Gluten or not gluten juste ici : https://vivons-physio-logique.systeme.io/Glutenornotgluten?sa=sa00046982954bfb3b085b9b52ce46590f5600702f21).

Toutefois, quelques aliments de base, peu transformés, nous seront très utiles dans notre quotidien. A commencer par toutes les farines sans blé comme: la farine de riz complet, la farine de millet (ilan) ou encore la farine de maïs.

Mais également, (grand cri de soulagement) il existe du couscous de riz complet qui remplace à s’y méprendre au couscous de blé. Vos maris et invités n’y verront que du feu avec un bon bouillon de viande et de légumes.

Il existe plusieurs marques, mais à mon avis, la meilleure reste la marque « al Hikma » qui forme bien de beaux grains à la cuisson, à l’inverse des autres marques qui font ressembler le couscous à une bouillie très compacte. J’insiste sur le fait qu’il faut impérativement prendre du couscous et de la farine de riz complet, beaucoup moins raffinés et transformés que le riz blanc. Le gros avantage de ces alternatives, notamment du couscous de riz complet, c’est qu’elle est beaucoup plus digeste et que l’on ne se sent pas du tout alourdi à la fin du repas.

Aller faire un tour à la mathana 
Pour trouver de la farine sans gluten au Maroc, il existe d’autres alternatives que les grandes surfaces. Il existe dans les quartiers populaires, généralement à proximité des souq, des sortes de « grosses machines » à moudre. Dans ces mathana, le plus souvent, ils ont des graines de millet (ilan) et de maïs comme en grandes surfaces, mais généralement moins chères. Mais surtout, ils ont des pois chiches et des lentilles que vous pouvez demander à faire moudre également.

Je tiens à préciser un point important: les farines que vous ferez moudre dans ce genre de machines ne peuvent pas être garanties à 100% sans gluten. En effet, plusieurs types de graines passent dans une seule et même machine, dont du blé. Pour les personnes juste hypersensibles, ça passe très bien. Nous qui ne supportons pas le gluten, on n’a jamais eu de problème. Toutefois, pour les personnes allergiques ou coeliaques, ce ne sera pas possible. Elles devront donc se tourner vers les farines vendues en grandes surfaces.

Avoir un carnet de recettes sans gluten bien fourni

Le plus important quand on change d’alimentation, surtout dans un pays qui ne s’y prête pas forcément d’un premier abord, c’est la prévoyance. Au début de son changement alimentaire, le fait de prévoir ces menus de la semaine à l’avance vous sera d’une grande aide et vous évitera de céder à la facilité.

Dans le cadre de la formation en ligne « Gluten or not gluten », je vous propose plus 50 recettes entièrement sans gluten pour vous faciliter la vie et le quotidien. Plats salés, pains, sauces, desserts, vous ne serez jamais à court d’idées pour cuisiner sans blé.

Pour plus de renseignements concernant la formation « Gluten or not gluten », cliquez ici : https://vivons-physio-logique.systeme.io/Glutenornotgluten?sa=sa00046982954bfb3b085b9b52ce46590f5600702f21.

Une exception: quand on est invités chez des voisins ou amis marocains
99% de notre alimentation quotidienne est sans gluten. En effet, nous oeuvrons jour après jour pour ne cuisiner qu’avec des produits sans gluten. Il n’y a jamais de gluten à l’intérieur de la maison.

Toutefois, à l’extérieur, c’est une autre histoire. En sortie, il est tout à fait possible de ne pas manger de blé. Mais lorsque l’on est invités, l’affaire se corse un peu.

En tant que musulmans, on se doit de faire honneur à une invitation à manger et de profiter de la bénédiction du plat qui nous est gracieusement offert par nos hôtes. Au Maroc, tout particulièrement, l’hospitalité est quelque chose de très important.

Dans la mesure où le gluten ne nous rend pas malades à rester 3 jours cloués au lit pour une bouchée, nous essayons de répondre toujours positivement et avec plaisir aux invitations. Mais, ce n’était pas toujours le cas il y a quelques années.

Au début de ma transition alimentaire, il m’était impossible de consommer le moindre gramme de gluten, sous peine de souffrir pendant plusieurs jours. A ce moment-là, mon mari et mes enfants faisaient honneur au plat et je m’excusais très largement auprès des hôtes. Parfois, ça ne posait aucun problème, parfois il y avait une incompréhension évidente et un vrai malaise. Puis avec le temps, je suis devenue moins sensible, et j’ai pu faire honneur à tout ce que l’on me servait, ne serait-ce qu’en petites quantités.

Afin d’éviter les jugements et les incompréhensions des hôtes qui ont beaucoup de mal à comprendre pourquoi le blé nous rend si malades, nous préférons de plus en plus ne pas en parler. Nous ne pouvons pas leur en vouloir, car pour eux, ce qu’ils mangent depuis des décennies, de recettes qu’ils tiennent de leurs aïeux, ne peuvent pas être mauvaises pour la santé. Et ils ont raison !

Ce ne sont pas les recettes en elles-mêmes qui sont « mauvaises » mais bien la qualité des produits modernes totalement sur-transformés et industrialisés. Et qui n’ont surtout rien à voir avec les aliments d’antan.

Nous consommons ce bon repas avec plaisir et reconnaissance, en remerciant nos hôtes pour leur invitation et leur intention (car c’est bien là le plus important), puis le lendemain, nous mangeons en conséquence. La plupart du temps, nous jeûnons une très grande partie de la journée, y compris les enfants qui ont souvent ce besoin de ne pas manger avant midi. Il est vrai qu’il est plus simple d’être invités chez des amis que nous connaissons bien et qui connaissent bien notre manière de vivre.

L’essentiel étant d’avoir une base saine au sein de sa famille, ce qui permet de faire « des écarts » de temps en temps. Car la vraie force, c’est de savoir s’adapter aux situations sans tomber à la moindre difficulté. Cela se travaille avec les années mais c’est possible, même si l’on décide de manger sans gluten au Maroc.

Lucie de Vivons physio-logique

Merci à notre rédactrice du jour Lucie pour son témoignage poignant et ses précieux conseils pour manger sans gluten au Maroc. Si vous souhaitez accéder à sa formation « Gluten or not Gluten », cliquez sur le lien suivant : https://vivons-physio-logique.systeme.io/Glutenornotgluten?sa=sa00046982954bfb3b085b9b52ce46590f5600702f21. Profitez d’une offre à 57€ au lieu de 79€ jusqu’au dimanche 1er septembre !

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

S’installer au Maroc : quel est le bilan un an après ?

LIFESTYLE

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Un an ! Eh oui, déjà une année s’est écoulée depuis mon installation au Maroc dans le but de fonder mon foyer et de m’épanouir selon le mode de vie que j’ai choisi. Cette décision n’a pas fait l’unanimité auprès de mes proches mais en réalité, c’est la meilleure chose que j’ai accomplie de toute ma vie Al Hamdulillah. L’heure est au bilan !

Pourquoi avoir choisi le Maroc ? Et en particulier la ville de Casablanca ?

Le Maroc est le pays de mon coeur, celui de mon père, de ma grand-mère et de tous mes ancêtres du côté paternel. En effet, je possède la double nationalité franco-marocaine. J’ai choisi le Maroc car c’est un pays que je connaissais déjà : la langue, la culture, les traditions, mon âme y est profondément attachée. Ici, tout est familier pour moi, ce qui facilite grandement une installation sereine et pérenne. Concernant la ville de Casablanca, j’ai tout simplement adopté la ville d’origine de mon mari et je ne regrette pas du tout. Casablanca, ville si cosmopolite, bruyante, mystérieuse mais tellement attachante.

Comment as-tu trouvé un logement ?

Mon mari étant déjà sur place, il s’est occupé du logement avant que je n’arrive. C’est ce que je conseille à toute personne qui souhaite s’installer au Maroc : il faut y venir à plusieurs reprises avant son installation officielle afin de repérer le quartier qui vous convient le mieux ainsi que le logement adapté à votre budget et à vos besoins. Nous avons opté pour un appartement situé dans une résidence que l’on appelle « sakan qtissadi« , autrement dit type logement social. Un salon, une salle de bain, une cuisine et trois pièces, on s’y sent merveilleusement bien Al Hamdulillah. Néanmoins, étant le logement le moins cher du marché, les matériaux de construction ne sont pas toujours de bonne qualité. Il a fallu refaire des travaux dans l’appartement malgré le fait qu’il soit neuf.

As-tu facilement trouvé un emploi ?

Je travaille à mon compte depuis chez moi, principalement avec des clients qui viennent de France. Un an après, j’ai trouvé une certaine stabilité. Il faut dire aussi que ce projet s’est construit au fur et à mesure, tout est venu naturellement. Ce n’était pas du tout planifié. Et je remercie toutes celles qui m’ont soutenu et m’ont poussé à franchir le cap, vous vous reconnaîtrez.

Au Maroc, si tu parles couramment le français, que tu possèdes des diplômes français ainsi qu’une expérience professionnelle en France, tu trouveras beaucoup plus facilement du travail qu’un marocain lambda. C’est une triste réalité mais il existe une discrimination à l’embauche en faveur d’une personne d’origine française. A toi de le tourner à ton avantage et de te former en France afin d’obtenir un bon poste au Maroc, et pourquoi pas monter ta propre société In Shaa Allah.

As-tu rencontré des difficultés au niveau de la langue ?

Oui et non. Je maîtrisais déjà quelques notions de darija (le dialecte marocain) mais pas assez pour entretenir une conversation ou me débrouiller seule dans la rue. Me marier à un marocain m’a mis devant le fait accompli : j’ai du apprendre la langue à la vitesse grand V, et ça a très bien fonctionné même si je continue à faire quelques petites erreurs.

Dans l’ensemble, les marocains sont plutôt tolérants. Si tu ne possèdes aucune notion de darija, ils arriveront à te comprendre car la langue française est très présente. Mais je te conseille vivement d’apprendre le dialecte marocain pour mieux t’intégrer et ainsi pouvoir te débrouiller plus facilement. Pour cela, je te dirige vers ma collègue Aurélie du blog Maroc Emoi (juste ici : https://marocemoi.com/) qui propose des cours de darija pour débutants.

As-tu rencontré d’autres difficultés ?

Oui ! Mais elles sont toutes surmontables Al Hamdulillah. En premier, je cite les soins médicaux qui sont vraiment chers comparés au salaire moyen marocain. Si tu ne disposes pas de couverture sociale via ton travail ou celui de ton/ta conjoint.e, la facture sera salée. Les hôpitaux publics sont parfois gratuits mais ils sont clairement à fuir : manque d’hygiène et parfois mauvais traitement ! Le privé est donc à privilégier mais cela représente un coût non négligeable.

De plus, mon premier hiver passé au Maroc a été vraiment difficile. Il n’y a pas de chauffage dans les maisons, exception faite dans les beaux quartiers. La majorité des marocains se réchauffent l’hiver avec de gros pyjamas et des couvertures épaisses. Lorsque l’on est habitué au confort d’un chauffage à la maison, la transition est vraiment rude. Je te conseille de prévoir un petit radiateur électrique ou un souffleur utilisé dans la salle de bain pour ne pas tomber malade. Heureusement, ce n’est que l’affaire de deux ou trois mois maximum selon les régions.

Un autre point compliqué pour moi : l’argent. La monnaie officielle du pays est le dirham. Néanmoins, la plupart des gens parlent en riyals (20 riyals = 1 dirham). Il est temps de se remettre au calcul mental et ce n’est pas forcément évident dans un premier temps. Une sista m’a donné son secret : lorsqu’un commerçant me donne le prix, le plus souvent en riyals, je le divise une première fois par 10 puis par 2 pour obtenir le prix en dirham. Exemple : une place de taxi à 260 riyals, divisé par 10 cela fait 26, puis divisé par deux cela fait 13 dirhams.

Dernier point négatif que j’aborde est la conduite des marocains. Pas de code de la route, chacun suit son instinct. Il faut vraiment être prudent, notamment au coeur de la ville : des piétons qui traversent sans regarder, des taxis qui sortent de nulle part sans clignotant, des voitures qui grillent les stops et les feux rouges, des motos qui se faufilent entre les voitures à toute vitesse et j’en passe des meilleures. Il faut être très concentré, réactif et garder son sang froid. Bon courage aux automobilistes !

Pour finir, quels sont les points positifs que tu as rencontrés ?

Il y en a tellement… Premièrement, la place de l’Islam dans la société marocaine. C’est pour cette raison que je me suis installée au Maroc, car c’est un pays musulman. J’ai la liberté de pratiquer ma religion comme je le souhaite, sans jamais être embêtée à ce sujet. L’appel à la prière, le Ramadan, une mosquée à chaque coin de rue, la fête de l’Aid, le rappel d’Allah est sur toutes les lèvres. Quel bonheur !

Deuxièmement, la générosité, l’entraide et l’hospitalité des marocains. Ici, nous sommes tous frères et soeurs, et nous appelons les aînés « mon oncle » ou « ma tante« . Si tu es perdu.e au détour d’une ruelle ou que tu subis un quelconque accident sur la route, de nombreux inconnus autour de toi vont te prêter main forte de bon coeur. La notion d’entraide et de soutien est très ancrée chez les marocains.

Troisièmement, la richesse culturelle et artisanale du pays. Le Maroc regorge d’histoire, de secrets, de savoir faire que je découvre chaque jour qui passe. L’artisanat est si riche et si présent : le fer, la poterie, l’or et l’argent, le bois, la peinture, l’architecture, la couture, la gastronomie, le cuir, la broderie, et j’en oublie tellement d’autres. Ce que j’aime le plus est que l’artisanat marocain tend traditionnellement vers des matières naturelles et respectueuses de l’environnement, un vrai plus.

Quatrièmement, les fruits, les légumes, les herbes aromatiques et les céréales sont vraiment accessibles à tous. Manger équilibré est très simple au Maroc ! De plus, la culture marocaine privilégie le fait maison. Peu de produits industriels entrent dans les foyers, sauf exceptions. Votre santé vous remerciera de vous être installé.e au Maroc !

Cinquièmement, la beauté des paysages qui sont à couper le souffle et le climat méditerranéen. Le pays a tellement à vous offrir : le désert, la montagne, la plage, la forêt, il y en a pour tous les goûts. Pas besoin d’aller au-delà des frontières pour être dépaysé.e, il suffit de voyager à la découverte du pays pour trouver son bonheur. De plus, le climat ensoleillé la majeure partie de l’année met vraiment de bonne humeur !

Et j’en oublie très certainement ! Pour moi, tous ces points positifs emportent largement sur les quelques difficultés citées plus haut.

J’aime ce pays, et je ne le quitterai pour rien au monde. J’espère que tu apprends à l’aimer aussi à travers mes yeux et mes écrits.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Les déchets : un des plus gros enjeux écologiques du Maroc !

LIFESTYLE

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Eh oui, mon Maroc n’est pas tout vert… Il faut se le dire, le pays possède certaines carences au niveau écologie. En tête de liste, tu trouveras le problème des déchets.

Au Maroc, le tri sélectif n’existe pas, ce qui rend peu probable la possibilité de recycler ce qui peut l’être comme le plastique ou encore le carton. Mais ce n’est pas le pire ! Ce qui est problématique est la très faible présence de poubelles. Ce qui me semblait naturel et logique en France est un vrai luxe au Maroc. Un foyer ne possède pas sa propre poubelle, exception faite dans les quartiers résidentiels de luxe.

Dans la majorité des cas, il existe une à deux bennes à ordure pour tout un quartier. Oui oui, tout un quartier…qui comprend des habitations, des commerces, des cafés et restaurants, des administrations et bien d’autres choses. Certains doivent même prendre la voiture pour jeter leur poubelle.

Par conséquent, cette benne à ordures déborde très rapidement, ne laissant pas d’autres choix aux habitants du quartier que de déposer leurs ordures à côté de la poubelle. Les ordures sont donc laissées à même le sol et cela pendant plusieurs jours. En plus du manque de poubelles, le ramassage des déchets est peu fréquent.

Tu pourras donc croiser sur ta route la benne à ordures du quartier qui laisse son odeur sur plusieurs mètres, qui nourrit les animaux errants, et qui laisse tout le plaisir aux bactéries de se développer comme bon leur semble. Pas très ragoûtant hein…

Et qui dit manque de poubelles et ramassage peu fréquent, dit mauvaise habitude pour les marocains que de jeter leurs ordures dans la rue. Aucune poubelle à l’horizon, quoi de plus facile que de jeter son paquet de bonbons vide sur le trottoir ? C’est un geste qui est très commun, de l’enfant en bas âge à la personne âgée, tout le monde y passe. Et cela ne semble choquer personne. Entre la négligence des autorités quant au traitement des déchets et toutes ces incivilités, le Maroc est entrée dans une véritable spirale infernale.

Bien sûr, je parle en général. Il est vrai qu’il existe des villes plus propres que d’autres comme par exemple Tétouan, réputée pour sa propreté. Malheureusement, c’est un cas particulier

Mais tout n’est pas perdu ! Une lueur d’espoir brille au loin. Cette problématique des déchets commence réellement à peser lourd au quotidien. C’est pourquoi certains marocains et marocaines ont décidé d’agir pour lutter contre ce fléau.

Je pense au mouvement citoyen Action Casa (que tu peux retrouver juste ici : https://www.facebook.com/groups/ActionCasa/) qui mène des actions de ramassage des déchets dans la capitale économique du pays. Ils ont déjà nettoyé des plages, des forêts et certains quartiers précis. Ce mouvement commence à prendre de l’ampleur et certains reprennent déjà le concept dans d’autres villes.

Dans un autre style, Ifassen (juste là : https://www.ifassen.com/) est une jeune start’up écolo et solidaire qui donne une seconde vie aux sacs plastiques en les transformant en accessoires de mode ou de décoration intérieure. Ce sont les femmes de la ville de Berkane qui font des merveilles avec leurs dix doigts : réduire les déchets tout en participant à la réinsertion des femmes en situation précaire, voilà le magnifique travail d’Ifassen.

Ce genre d’initiatives ne peut que me laisser positive quant à l’enjeu des déchets au Maroc. Les choses bougent, et je suis heureuse d’y participer.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.