L’allaitement au Maroc : une véritable tradition qui se transmet de mère en fille !

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As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

En cette Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel, j’ai souhaité écrire un article pour te parler de la place de l’allaitement au Maroc.

Eh bien… C’est comme une évidence. L’allaitement est une tradition ancestrale bien ancrée dans les mœurs de la société marocaine. L’allaitement se met en place tout naturellement, transmit de mère en fille.

Comment expliquer cela ?

D’une part, le Maroc est un pays musulman dont la majorité des habitants sont de confession musulmane. Dans le Coran, Allah azza wa jall recommande l’allaitement aux femmes dans le verset suivant :

<< Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets. Au père de l’enfant de les nourrir et vêtir de manière convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père, à cause de son enfant. Même obligation pour l’héritier. Et si, après s’être consultés, tous deux tombent d’accord pour décider le sevrage, nul grief à leur faire. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Et craignez Allah, et sachez qu’Allah observe ce que vous faites. >> [Traduction rapprochée – Sourate 2 ; Verset 233]

L’allaitement complet recommandé par Notre Créateur s’étend jusqu’aux deux ans de bébé. Néanmoins, le couple est libre d’effectuer le sevrage avant cette date ou même de ne pas allaiter du tout leur bébé. Aucune contrainte en religion !

D’autre part, l’allaitement est aussi un fait culturel totalement admis et accepté par la société marocaine. La mère ou la nourrice allaite librement que cela soit dans son foyer ou même à l’extérieur, la poitrine soigneusement préservée par soucis de pudeur ou non. Chaque petite fille a déjà assistée à cette scène tout à fait naturelle où le bébé prend tranquillement son repas. De ce fait, elle est initiée dès son plus jeune âge à la mise au sein ainsi qu’aux positions à adopter pour réussir son allaitement. L’allaitement devient totalement inné. Ainsi, lorsque cette petite fille deviendra mère, elle maîtrisera toute la technique et aura un entourage bienveillant à ses côtés afin de l’aider dans cette merveilleuse aventure qu’est l’allaitement.

Petite anecdote : par le passé, il était très courant qu’une femme allaite plusieurs enfants à la fois, pas seulement le sien. Ainsi, elle pouvait allaiter son bébé, puis son neveu, sa nièce, le bébé de son cousin ou encore celui de sa voisine. Des liens très forts étaient tissés entre ces différentes familles : chaque enfant allaité devenait le frère ou la sœur de lait de l’autre. Néanmoins, cette pratique vient de plus en plus à disparaître, à l’exception de certaines campagnes reculées du Maroc.

Malheureusement, l’allaitement ne dure plus aussi longtemps qu’avant. En parallèle, par souci de « modernisation », l’apparition du biberon et des laits infantiles industriels est en pleine expansion dans le royaume, notamment dans les grandes villes comme Casablanca ou Rabat. L’allaitement traditionnel ne tend plus à être la seule solution pour nourrir son bébé. C’est un choix du couple à respecter, le plus important est de faire ce qu’on pense être le mieux pour son enfant.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

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S’installer au Maroc : quel est le bilan un an après ?

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As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Un an ! Eh oui, déjà une année s’est écoulée depuis mon installation au Maroc dans le but de fonder mon foyer et de m’épanouir selon le mode de vie que j’ai choisi. Cette décision n’a pas fait l’unanimité auprès de mes proches mais en réalité, c’est la meilleure chose que j’ai accomplie de toute ma vie Al Hamdulillah. L’heure est au bilan !

Pourquoi avoir choisi le Maroc ? Et en particulier la ville de Casablanca ?

Le Maroc est le pays de mon coeur, celui de mon père, de ma grand-mère et de tous mes ancêtres du côté paternel. En effet, je possède la double nationalité franco-marocaine. J’ai choisi le Maroc car c’est un pays que je connaissais déjà : la langue, la culture, les traditions, mon âme y est profondément attachée. Ici, tout est familier pour moi, ce qui facilite grandement une installation sereine et pérenne. Concernant la ville de Casablanca, j’ai tout simplement adopté la ville d’origine de mon mari et je ne regrette pas du tout. Casablanca, ville si cosmopolite, bruyante, mystérieuse mais tellement attachante.

Comment as-tu trouvé un logement ?

Mon mari étant déjà sur place, il s’est occupé du logement avant que je n’arrive. C’est ce que je conseille à toute personne qui souhaite s’installer au Maroc : il faut y venir à plusieurs reprises avant son installation officielle afin de repérer le quartier qui vous convient le mieux ainsi que le logement adapté à votre budget et à vos besoins. Nous avons opté pour un appartement situé dans une résidence que l’on appelle « sakan qtissadi« , autrement dit type logement social. Un salon, une salle de bain, une cuisine et trois pièces, on s’y sent merveilleusement bien Al Hamdulillah. Néanmoins, étant le logement le moins cher du marché, les matériaux de construction ne sont pas toujours de bonne qualité. Il a fallu refaire des travaux dans l’appartement malgré le fait qu’il soit neuf.

As-tu facilement trouvé un emploi ?

Je travaille à mon compte depuis chez moi, principalement avec des clients qui viennent de France. Un an après, j’ai trouvé une certaine stabilité. Il faut dire aussi que ce projet s’est construit au fur et à mesure, tout est venu naturellement. Ce n’était pas du tout planifié. Et je remercie toutes celles qui m’ont soutenu et m’ont poussé à franchir le cap, vous vous reconnaîtrez.

Au Maroc, si tu parles couramment le français, que tu possèdes des diplômes français ainsi qu’une expérience professionnelle en France, tu trouveras beaucoup plus facilement du travail qu’un marocain lambda. C’est une triste réalité mais il existe une discrimination à l’embauche en faveur d’une personne d’origine française. A toi de le tourner à ton avantage et de te former en France afin d’obtenir un bon poste au Maroc, et pourquoi pas monter ta propre société In Shaa Allah.

As-tu rencontré des difficultés au niveau de la langue ?

Oui et non. Je maîtrisais déjà quelques notions de darija (le dialecte marocain) mais pas assez pour entretenir une conversation ou me débrouiller seule dans la rue. Me marier à un marocain m’a mis devant le fait accompli : j’ai du apprendre la langue à la vitesse grand V, et ça a très bien fonctionné même si je continue à faire quelques petites erreurs.

Dans l’ensemble, les marocains sont plutôt tolérants. Si tu ne possèdes aucune notion de darija, ils arriveront à te comprendre car la langue française est très présente. Mais je te conseille vivement d’apprendre le dialecte marocain pour mieux t’intégrer et ainsi pouvoir te débrouiller plus facilement. Pour cela, je te dirige vers ma collègue Aurélie du blog Maroc Emoi (juste ici : https://marocemoi.com/) qui propose des cours de darija pour débutants.

As-tu rencontré d’autres difficultés ?

Oui ! Mais elles sont toutes surmontables Al Hamdulillah. En premier, je cite les soins médicaux qui sont vraiment chers comparés au salaire moyen marocain. Si tu ne disposes pas de couverture sociale via ton travail ou celui de ton/ta conjoint.e, la facture sera salée. Les hôpitaux publics sont parfois gratuits mais ils sont clairement à fuir : manque d’hygiène et parfois mauvais traitement ! Le privé est donc à privilégier mais cela représente un coût non négligeable.

De plus, mon premier hiver passé au Maroc a été vraiment difficile. Il n’y a pas de chauffage dans les maisons, exception faite dans les beaux quartiers. La majorité des marocains se réchauffent l’hiver avec de gros pyjamas et des couvertures épaisses. Lorsque l’on est habitué au confort d’un chauffage à la maison, la transition est vraiment rude. Je te conseille de prévoir un petit radiateur électrique ou un souffleur utilisé dans la salle de bain pour ne pas tomber malade. Heureusement, ce n’est que l’affaire de deux ou trois mois maximum selon les régions.

Un autre point compliqué pour moi : l’argent. La monnaie officielle du pays est le dirham. Néanmoins, la plupart des gens parlent en riyals (20 riyals = 1 dirham). Il est temps de se remettre au calcul mental et ce n’est pas forcément évident dans un premier temps. Une sista m’a donné son secret : lorsqu’un commerçant me donne le prix, le plus souvent en riyals, je le divise une première fois par 10 puis par 2 pour obtenir le prix en dirham. Exemple : une place de taxi à 260 riyals, divisé par 10 cela fait 26, puis divisé par deux cela fait 13 dirhams.

Dernier point négatif que j’aborde est la conduite des marocains. Pas de code de la route, chacun suit son instinct. Il faut vraiment être prudent, notamment au coeur de la ville : des piétons qui traversent sans regarder, des taxis qui sortent de nulle part sans clignotant, des voitures qui grillent les stops et les feux rouges, des motos qui se faufilent entre les voitures à toute vitesse et j’en passe des meilleures. Il faut être très concentré, réactif et garder son sang froid. Bon courage aux automobilistes !

Pour finir, quels sont les points positifs que tu as rencontrés ?

Il y en a tellement… Premièrement, la place de l’Islam dans la société marocaine. C’est pour cette raison que je me suis installée au Maroc, car c’est un pays musulman. J’ai la liberté de pratiquer ma religion comme je le souhaite, sans jamais être embêtée à ce sujet. L’appel à la prière, le Ramadan, une mosquée à chaque coin de rue, la fête de l’Aid, le rappel d’Allah est sur toutes les lèvres. Quel bonheur !

Deuxièmement, la générosité, l’entraide et l’hospitalité des marocains. Ici, nous sommes tous frères et soeurs, et nous appelons les aînés « mon oncle » ou « ma tante« . Si tu es perdu.e au détour d’une ruelle ou que tu subis un quelconque accident sur la route, de nombreux inconnus autour de toi vont te prêter main forte de bon coeur. La notion d’entraide et de soutien est très ancrée chez les marocains.

Troisièmement, la richesse culturelle et artisanale du pays. Le Maroc regorge d’histoire, de secrets, de savoir faire que je découvre chaque jour qui passe. L’artisanat est si riche et si présent : le fer, la poterie, l’or et l’argent, le bois, la peinture, l’architecture, la couture, la gastronomie, le cuir, la broderie, et j’en oublie tellement d’autres. Ce que j’aime le plus est que l’artisanat marocain tend traditionnellement vers des matières naturelles et respectueuses de l’environnement, un vrai plus.

Quatrièmement, les fruits, les légumes, les herbes aromatiques et les céréales sont vraiment accessibles à tous. Manger équilibré est très simple au Maroc ! De plus, la culture marocaine privilégie le fait maison. Peu de produits industriels entrent dans les foyers, sauf exceptions. Votre santé vous remerciera de vous être installé.e au Maroc !

Cinquièmement, la beauté des paysages qui sont à couper le souffle et le climat méditerranéen. Le pays a tellement à vous offrir : le désert, la montagne, la plage, la forêt, il y en a pour tous les goûts. Pas besoin d’aller au-delà des frontières pour être dépaysé.e, il suffit de voyager à la découverte du pays pour trouver son bonheur. De plus, le climat ensoleillé la majeure partie de l’année met vraiment de bonne humeur !

Et j’en oublie très certainement ! Pour moi, tous ces points positifs emportent largement sur les quelques difficultés citées plus haut.

J’aime ce pays, et je ne le quitterai pour rien au monde. J’espère que tu apprends à l’aimer aussi à travers mes yeux et mes écrits.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Les déchets : un des plus gros enjeux écologiques du Maroc !

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As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Eh oui, mon Maroc n’est pas tout vert… Il faut se le dire, le pays possède certaines carences au niveau écologie. En tête de liste, tu trouveras le problème des déchets.

Au Maroc, le tri sélectif n’existe pas, ce qui rend peu probable la possibilité de recycler ce qui peut l’être comme le plastique ou encore le carton. Mais ce n’est pas le pire ! Ce qui est problématique est la très faible présence de poubelles. Ce qui me semblait naturel et logique en France est un vrai luxe au Maroc. Un foyer ne possède pas sa propre poubelle, exception faite dans les quartiers résidentiels de luxe.

Dans la majorité des cas, il existe une à deux bennes à ordure pour tout un quartier. Oui oui, tout un quartier…qui comprend des habitations, des commerces, des cafés et restaurants, des administrations et bien d’autres choses. Certains doivent même prendre la voiture pour jeter leur poubelle.

Par conséquent, cette benne à ordures déborde très rapidement, ne laissant pas d’autres choix aux habitants du quartier que de déposer leurs ordures à côté de la poubelle. Les ordures sont donc laissées à même le sol et cela pendant plusieurs jours. En plus du manque de poubelles, le ramassage des déchets est peu fréquent.

Tu pourras donc croiser sur ta route la benne à ordures du quartier qui laisse son odeur sur plusieurs mètres, qui nourrit les animaux errants, et qui laisse tout le plaisir aux bactéries de se développer comme bon leur semble. Pas très ragoûtant hein…

Et qui dit manque de poubelles et ramassage peu fréquent, dit mauvaise habitude pour les marocains que de jeter leurs ordures dans la rue. Aucune poubelle à l’horizon, quoi de plus facile que de jeter son paquet de bonbons vide sur le trottoir ? C’est un geste qui est très commun, de l’enfant en bas âge à la personne âgée, tout le monde y passe. Et cela ne semble choquer personne. Entre la négligence des autorités quant au traitement des déchets et toutes ces incivilités, le Maroc est entrée dans une véritable spirale infernale.

Bien sûr, je parle en général. Il est vrai qu’il existe des villes plus propres que d’autres comme par exemple Tétouan, réputée pour sa propreté. Malheureusement, c’est un cas particulier

Mais tout n’est pas perdu ! Une lueur d’espoir brille au loin. Cette problématique des déchets commence réellement à peser lourd au quotidien. C’est pourquoi certains marocains et marocaines ont décidé d’agir pour lutter contre ce fléau.

Je pense au mouvement citoyen Action Casa (que tu peux retrouver juste ici : https://www.facebook.com/groups/ActionCasa/) qui mène des actions de ramassage des déchets dans la capitale économique du pays. Ils ont déjà nettoyé des plages, des forêts et certains quartiers précis. Ce mouvement commence à prendre de l’ampleur et certains reprennent déjà le concept dans d’autres villes.

Dans un autre style, Ifassen (juste là : https://www.ifassen.com/) est une jeune start’up écolo et solidaire qui donne une seconde vie aux sacs plastiques en les transformant en accessoires de mode ou de décoration intérieure. Ce sont les femmes de la ville de Berkane qui font des merveilles avec leurs dix doigts : réduire les déchets tout en participant à la réinsertion des femmes en situation précaire, voilà le magnifique travail d’Ifassen.

Ce genre d’initiatives ne peut que me laisser positive quant à l’enjeu des déchets au Maroc. Les choses bougent, et je suis heureuse d’y participer.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Le portage physiologique : une tradition ancestrale qui se transmet de génération en génération !

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As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Alors que j’avance dans ma grossesse, une question s’est posée à moi : comment vais-je sortir avec mon bébé ? Comment se déplacer avec ce petit bout de chou ? Poussette ? Porte-bébé ? Echarpe de portage ? La réponse se trouve sous mes yeux !

En prenant le temps d’observer ce qu’il se passe autour de moi lorsque je sors dans la rue, j’ai remarqué que la grande majorité des femmes marocaines pratiquent le portage physiologique. Pas avec le dernier modèle d’écharpe dernier cri, ça non ! Le portage physiologique n’est pas un effet de mode, c’est une véritable tradition qui existe depuis toujours au Maroc.

Porté par les femmes de la famille, que cela soit la mère, la grand-mère ou la tante, le bébé est confortablement installé dans ce petit nid douillet de sa naissance jusqu’à atteindre trois voire quatre ans.

Il existe plusieurs positions pour porter son bébé : ventrale, dorsale ou sur la hanche sont les positions les plus connues. Au Maroc, le bébé est porté sur le dos avec un tissu spécialement dédié à cet usage. Parfois, lorsque les parents reçoivent de la literie traditionnelle brodée à la main en cadeau de naissance, la mère recouvre son bébé porté par ce magnifique tissu blanc et vert.

Néanmoins, avec une volonté de se moderniser et de se détacher de ces vieilles traditions issues de nos grands-mères, certains couples optent pour un porte-bébé conventionnel qui n’est pas du tout adapté à la physiologie de l’enfant. Cela reste tout de même un phénomène qui est plutôt rare, localisé uniquement dans certains quartiers des grandes métropoles comme Casablanca par exemple.

Alors que souvent, dans la culture marocaine se cachent des pépites qui sont tout à fait en adéquation avec ma volonté de vivre une vie plus naturelle et éco-responsable. Le Maroc est un pays traditionnellement écolo ! Je le pense vraiment.

Et le portage physiologique en est (encore une fois) la preuve. De nombreux professionnels de la santé recommandent cette technique de portage pour plusieurs raisons :

  • Son côté rassurant, protecteur et apaisant pour le bébé
  • Favorise le confort intestinal et réduit les risques de coliques
  • Respecte le développement naturel du bébé en adoptant la position la plus physiologique possible
  • Répartition idéale du poids du bébé
  • Aucune compression des membres ni des voies respiratoires
  • Lien affectif et émotionnel qui se renforce entre le bébé et la personne qui le porte
  • Favorise la montée de lait pour les femmes qui allaitent

Et bien d’autres bienfaits qui sont encore à découvrir.

Bien sûr, le portage traditionnel marocain ne se fait qu’avec un simple drap ou tissu que l’on noue par soi-même. C’est un coup de main à adopter mais les débuts peuvent être difficiles. A ma plus grande joie, des marques marocaines commencent à proposer des écharpes de portage plus « structurées » et donc plus pratiques et plus faciles à utiliser.

Je pense notamment à l’écharpe de portage de Birth and Beyond by Zahra Bouchibti (que tu peux retrouver juste là: https://www.facebook.com/zahrabouchibti/) qui fait fureur. Il existe aussi Oum’s Maroc (et voici leur site : https://blog.oums.ma/) qui propose un large choix d’écharpe de portage, de l’extensible au mei tai en passant par la physioform, de quoi trouver votre bonheur.

Mon petit mot de la fin s’adresse aux papas : on ne vous oublie pas ! Même si la plupart du temps, c’est la femme qui porte son bébé, j’aimerai vraiment qu’une place soit faite au père afin qu’il partage lui aussi ce merveilleux moment en tête à tête avec son enfant. Ce n’est pas cet article qui va changer une tradition qui existe depuis des décennies mais pourquoi pas apporter un petit vent de renouveau : qui vote pour que les papas marocains adoptent aussi le portage physiologique ?

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Dormir au sol : le secret pour avoir un meilleur sommeil !

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As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Aujourd’hui, je vais te parler de l’importance d’avoir un bon sommeil. Un sommeil à la marocaine : simple, minimaliste et excellent pour la santé.

Le sommeil est impliqué à tous les niveaux de notre bien-être. Il permet de :

  • reprendre des forces,
  • stimuler la croissance,
  • renforcer le système immunitaire
  • consolider la mémoire

A contrario, le manque de sommeil augmente les risques :

  • d’hypertension,
  • de maladies cardiovasculaires,
  • de diabète,
  • favorise l’obésité,
  • favorise l’irritabilité et les troubles de l’humeur

Tu comprends donc l’importance d’avoir un bon sommeil… Et la première idée qui te vient sûrement en tête est un bon matelas bien moelleux avec beaucoup d’oreillers ? Et bien non.

Je vais te parler de la meilleure façon de profiter de ton sommeil.

Depuis que je suis installée au Maroc, je dors au sol. C’est simple : je superpose deux grosses couvertures marocaines (appelées « manta » en dialecte marocain) pour former un petit matelas. Ensuite, je m’installe confortablement pour passer une bonne nuit de sommeil.

En Asie, dormir au sol est aussi très répandu. Par exemple au Japon, ils dorment sur des « futons » : il s’agit de petits matelas ayant une épaisseur allant de 5 à 15 cm.

Dormir au sol a été une véritable révélation pour moi ! Je n’ai jamais aussi bien dormi de ma vie.

J’en tire beaucoup de bienfaits :

  1. Cela m’a beaucoup aidé pour mes problèmes de dos

2. Mon corps est totalement reposé : un vrai sommeil régénérateur

3. Je me réveille plus facilement

4. Je me réveille en forme et plus motivée que jamais

Néanmoins en hiver, l’inconvénient est que mes couvertures peuvent s’abîmer à cause de l’humidité. J’habite à côté de la mer et je n’ai pas de chauffage chez moi. En attendant que les beaux jours reviennent, je suis obligée de dormir sur un lit conventionnel avec matelas et sommier.

Mais qu’est-ce que le sol me manque… Depuis que je (re)dors sur un matelas, mon dos me fait souffrir. De plus, j’ai beaucoup de mal à me réveiller, et une fois réveillée, j’ai du mal à m’activer.

Pour éviter cela, je te conseille d’acheter un futon ou tout autre matelas spécialement fait pour être posé à même le sol, sans sommier. Encore mieux : un matelas fabriqué avec des matières naturelles ! Renseigne-toi dans les magasins spécialisés. Tu pourras dormir au sol toute l’année, hiver comme été.

A ce jour, aucune étude scientifique faite sur la literie n’apportera de preuves à mes dires. La meilleure preuve est de tester cela par toi-même, et de me dire ce que tu en penses.

Et puis dormir au sol est une superbe expérience, surtout quand toute la famille est réunie : c’est convivial et ça tisse des liens très forts.

Voilà comment je vois le sommeil à la marocaine !

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Les Remèdes de Jadda : de la phytothérapie à la marocaine !

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As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Aujourd’hui, je vous présente un projet très prometteur : Les Remèdes de Jadda.

Sara, fondatrice du blog, te partage toutes les recettes de nos grands-mères marocaines pour se soigner au naturel. Mais pas que… Elle te prodigue aussi de précieux conseils sur la santé et le bien-être en général. Et c’est maintenant que tu vas (re)découvrir Jadda !

Nora : Peux-tu te présenter ?

Sara : Sara, 25 ans. En septembre 2017, j’ai obtenu un master en bio-ingénierie dans le domaine de la santé. Dans le cadre de mes études, j’ai dû faire plusieurs stages, c’était très difficile de les trouver. Au même titre, le travail en laboratoire est lui aussi difficile à décrocher. Cela a été une grande déception pour moi.

De plus, le salariat ne me plaisait pas vraiment. Cela va à l’encontre de mes valeurs et de mon éthique. Par exemple, je ne supportais plus les tests sur animaux en laboratoire.

En parallèle, l’idée de l’entreprenariat grandissait en moi mais cela restait flou. J’ai participé à la formation WMA (Web Muslimpreneur Academy : https://wma.muslimpreneur.fr/) de Saïd Amzil afin d’apprendre comment monter un business en ligne. Pour cela, je devais trouver ce qui me passionnait. C’était comme une évidence : avec mon expérience en laboratoire et ma culture marocaine rurale, je me suis dis qu’il y avait quelque chose à creuser.

C’est ainsi qu’a germé en moi l’idée de la phytothérapie : se soigner naturellement avec des plantes marocaines. Je me suis beaucoup renseignée, j’ai fait des formations, et j’ai surtout appris de ma grand-mère (rires) ! Après une étude de marché, j’ai vu que ce thème intéressait de plus en plus de monde.

Nora : Explique-nous la signification du nom « Les Remèdes de Jadda ».

Sara : Je suis partie de l’expression française « les remèdes de grand-mère » en y ajoutant ma touche personnelle : « Jadda » signifie grand-mère en dialecte marocain. Mais Jadda fait aussi référence à ma Mère, ma Tante, les femmes de ma Famille qui sont toutes une source d’inspiration pour moi.

Nora : Comment t’es venue l’idée de créer ce blog ?

Sara : L’idée est d’avoir un métier passionnant mais surtout utile pour les autres. D’un côté, j’ai baigné dans la phytothérapie depuis mon plus jeune âge. Dès que je tombais malade, le premier réflexe de ma mère était de me soigner au naturel.

De l’autre côté, dans mon entourage, je voyais de plus en plus de personne « accros » aux médicaments. Il y a un réel problème de surmédicalisation : on a tendance à idéaliser les médicaments alors que certaines molécules chimiques sont dangereuses pour la santé.

Nora : As-tu d’autres projets pour l’avenir ?

Sara : A moyen terme, je souhaite commercialiser un guide numérique complet avec tous les remèdes naturels contre nos problèmes du quotidien. Je souhaite qu’il soit sous format numérique afin qu’on puisse l’emporter partout avec soi. De plus, il sera très complet : j’offrirai des solutions naturelles en prenant en compte plusieurs caractéristiques afin qu’il puisse convenir à tout le monde.

A long terme, je souhaite faire travailler les femmes du village de Jadda et commercialiser les plantes de la région. Malgré leur illettrisme, ces femmes sont une grande source de savoir. Il ne faut pas les négliger car elles ont beaucoup à apporter à la société.

Nora : Nous sommes en plein hiver. Cite-nous les trois plantes qui vont nous aider à affronter sereinement le froid ainsi que leurs bienfaits.

Sara : Je dirai le thym, l’origan et la menthe pouliot (« flio » en dialecte marocain). Le thym et l’origan sont des « antibiotiques » naturels. En cas de rhume, on peut les inhaler. J’en parle déjà sur l’e-book gratuit que je propose sur mon blog ( https://remedesdejadda.com/livret-gratuit/). On peut aussi les utiliser en infusion, ou les deux techniques à la fois.

Quant à la menthe pouliot, elle est utile contre les bronchites et l’encombrement des voies respiratoires. On peut la boire en infusion dans du lait chaud.

Nora : Selon toi, quelle est LA plante marocaine indispensable à avoir chez soi ? Pourquoi ?

Sara : Une question difficile (rires) ! Je dirai la verveine. C’est une plante de nature apaisante, antistress, efficace contre les maux de ventre et même contre les coliques de bébé. Pour la petite anecdote, j’ai très souvent vu au Maroc des mères donner à leurs bébés des biberons de verveine afin de les soigner. Et puis, c’est une plante qui sent très bon. J’aime beaucoup son nom en arabe : « louiza ».

Nora : Est-ce que certaines plantes sont déconseillées aux femmes enceintes et allaitantes ou aux enfants en bas âge comme certaines huiles essentielles ?

Sara : Les huiles essentielles sont déconseillées pour ces personnes car le principe actif est très concentré et peut être toxique. Au niveau des plantes naturelles, je ne connais pas de contre-indications sauf les plantes venimeuses bien évidemment. Il faudra juste faire attention à ne pas donner de plantes trop fortes aux enfants en bas âge.

Nora : Selon toi, peut-on uniquement se soigner par les plantes ? Ou la médecine conventionnelle est-elle nécessaire dans certains cas ?

Sara : Tout est une question d’équilibre. Si on agit beaucoup en prévention, avant que les symptômes de la maladie ne se développent, le naturel est suffisant. Il sera même plus efficace que les médicaments. Au contraire, si on laisse la maladie grandir et que l’on ne prend pas soin de nous, il est nécessaire de consulter un médecin.

Cela relève du bon sens. Si la personne est atteinte de quelque chose de grave, elle devra se rendre à l’hôpital. Le plus important est de savoir écouter son corps. Dans certains cas de maladies chroniques, les patients peuvent combiner médecine conventionnelle et médecine naturelle afin de soulager les douleurs.

Nora : Aurais-tu un conseil à donner à ceux qui ne sont pas convaincus par la phytothérapie ?

Sara : Il faut lire des livres sur le sujet, écrits pas des professionnels de la santé.  La phytothérapie ou l’aromathérapie sont des sciences comme les autres. Il faut savoir que dans les fondements même de la médecine, la phytothérapie était très répandue. Par exemple, des médecins comme Hippocrate ou Avicenne ont commencé par soigner avec des plantes. Cela existe depuis des milliers d’années et c’est toujours d’actualité : cela prouve bien que c’est efficace.

Malheureusement, lorsque certains médecins favorisent les médecines alternatives, ils n’ont pas bonne réputation. Le lobby pharmaceutique a un gros impact sur la société. Il est difficile de convaincre mais de plus en plus de personnes s’y intéressent.

Nora : Pour finir, un dernier mot pour le blog Mon Maroc au naturel et ses lecteurs ?

Sara : Je trouve ce blog très intéressant car on travaille dans le même domaine. Après l’avoir découvert, j’ai tout de suite accroché (rires) ! Mais surtout, cela m’a conforté dans mon projet car j’ai vu que les gens s’y intéressaient. Merci !

Merci à Sara d’avoir répondu à mes questions, et surtout de m’avoir appris énormément de choses sur la phytothérapie à la marocaine.

C’est un pays si riche ! J’en apprends tous les jours. Et je suis très heureuse d’avoir rencontré cette jeune Femme pétillante qui fourmille d’idées. Pour le petit secret, nous sommes restées plus de deux heures au téléphone après l’interview : deux passionnées du Maroc et du naturel, ça ne s’arrête jamais

Ma chère Sara, je te souhaite beaucoup de réussite dans ce projet qui nous réserve encore plein de belles surprises. Tu as tout mon soutien. N’hésites pas à consulter son blog et ses réseaux sociaux, les Remèdes de Jadda ont beaucoup à t’apporter !

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

Le savon noir : LE produit multi-usage à avoir chez soi !

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As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Aujourd’hui, je te présente THE produit du terroir marocain à avoir à la maison.

Il s’utilise pour le ménage, pour la beauté, pour le linge et même pour le jardin ! C’est un produit multi-usage 100% local et 100% naturel. Sans plus attendre, je te présente le savon noir.

Originaire de Syrie, ce savon est arrivé au Maroc dans la région d’Essaouira puis s’est propagé dans tout le royaume.

Le savon noir marocain est une pâte ni trop collante ni trop solide fabriquée à partir d’un mélange d’huile d’olive, d’olives noires broyées et de potasse. Certains savons noirs sont parfumés à l’eucalyptus, la rose ou encore le jasmin. Personnellement, je suis fan du savon noir traditionnel.  Dans d’autres pays d’Afrique comme le Ghana, tu peux trouver du savon noir sous sa forme solide. Certaines huiles végétales y sont ajoutées.

PARLONS BEAUTÉ :

Le savon noir est principalement connu comme étant un soin que l’on trouve dans les hammams traditionnels marocains.

Aujourd’hui très à la mode, il faut savoir que le savon noir a eu pendant très longtemps mauvaise réputation. Principalement utilisé au sein des foyers plutôt modestes, il était surnommé « le savon des pauvres ».Alors qu’en réalité, il est d’une grande richesse.

Le savon noir est un agent lavant très doux : il purifie et nettoie votre peau en profondeur sans l’agresser. En l’accompagnant du fameux gant Kessa (ou gant de crin), il aura un effet gommant et exfoliant. Tu seras débarrassé des cellules mortes et de toutes les impuretés qu’un gel douche conventionnel ne peut déloger. A toi la peau propre et extrêmement douce !

Le savon noir va aussi ralentir le vieillissement de la peau. Il permettra de lisser les ridules, de raffermir ta peau afin qu’elle gagne en élasticité.

Il convient à tout type de peau et peut être utilisé comme base pour tous les soins du corps, du visage ou des mains. Tu peux facilement l’inclure dans ta routine layering en tant qu’agent lavant à la place d’une mousse nettoyante ou d’un savon conventionnel.

PARLONS MENAGE

Le savon noir est un indispensable pour un ménage plus respectueux de la planète et de ta santé ! Tu peux le trouver en grande surface ou en magasin bio sous forme liquide mais je ne te garantie pas qu’il soit 100% naturel. Personnellement, j’utilise le même savon noir pour tout et ça fonctionne très bien.

Le savon noir est un excellent lavant pour tout type de sol. Dilué dans de l’eau chaude, il fera briller ta maison sans produits chimiques nocifs pour ta santé et celle de ta Famille. Je n’utilise que ça !

C’est un puissant dégraissant, il nettoie et détache toutes les surfaces. Il est très utile en cuisine pour dégraisser votre plan de travail ou vos plaques de cuisson. Peu de matière suffit pour avoir une cuisine propre au naturel. Associé au bicarbonate de soude, il permet aussi de nettoyer le four et la friteuse sans fournir trop d’efforts.

Diluée dans de l’eau chaude, le savon noir est efficace pour nettoyer tes vitres. De même, il pourra t’aider à décoller certains de tes vieux autocollants tenaces.

C’est un super remplaçant du liquide vaisselle : le savon noir fera briller tes assiettes, tes casseroles et tous tes ustensiles de cuisine !

Il te sera utile afin d’enlever les tâches difficiles : vêtements, nappes, serviettes et même tapis. C’est un détachant et dégraissant très efficace.

Et pour une lessive plus écologique, tu me remercieras d’avoir du savon noir sous la main. Mélangé à du bicarbonate de soude et des cristaux de soude, le savon noir remplacera une lessive conventionnelle chimique, agressive et allergène.  

Le savon noir est aussi utilisé pour laver la voiture, les pinceaux de peinture, la cheminée, le barbecue, BREF ton allié au quotidien.

PARLONS JARDINAGE

Le savon noir est un insecticide naturel qui vous débarrassera des pucerons et des chenilles. Il suffit de le diluer dans de l’eau chaude puis mettre le tout dans un vaporisateur. Avec ce mélange, vaporises tes plantes et le tour est joué !

Il pourra aussi jouer le rôle d’agent mouillant dans tes autres préparations à pulvériser sur certaines plantes atteintes de maladies. Le savon noir permettra à la solution de mieux pénétrer et d’y rester malgré la pluie.

Et j’en ai surement oublié d’autres…

Je ne connais aucun produit qui peut s’utiliser dans autant de situations différentes autre que le savon noir. C’est LA solution tout en un pour prendre soin de toi, de ta maison et de ton jardin au naturel. Quelle fierté de savoir que ce bijou est un produit du terroir marocain.

Le savon noir est naturel, économique, écologique et local. C’est pour cela que c’est un de mes produits marocains favoris !

Et toi, comment utilises-tu ton savon noir ?

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.