S’installer au Maroc : quel est le bilan un an après ?

LIFESTYLE

As Salamu Alaykoum ! Coucou tout le monde !

Un an ! Eh oui, déjà une année s’est écoulée depuis mon installation au Maroc dans le but de fonder mon foyer et de m’épanouir selon le mode de vie que j’ai choisi. Cette décision n’a pas fait l’unanimité auprès de mes proches mais en réalité, c’est la meilleure chose que j’ai accomplie de toute ma vie Al Hamdulillah. L’heure est au bilan !

Pourquoi avoir choisi le Maroc ? Et en particulier la ville de Casablanca ?

Le Maroc est le pays de mon coeur, celui de mon père, de ma grand-mère et de tous mes ancêtres du côté paternel. En effet, je possède la double nationalité franco-marocaine. J’ai choisi le Maroc car c’est un pays que je connaissais déjà : la langue, la culture, les traditions, mon âme y est profondément attachée. Ici, tout est familier pour moi, ce qui facilite grandement une installation sereine et pérenne. Concernant la ville de Casablanca, j’ai tout simplement adopté la ville d’origine de mon mari et je ne regrette pas du tout. Casablanca, ville si cosmopolite, bruyante, mystérieuse mais tellement attachante.

Comment as-tu trouvé un logement ?

Mon mari étant déjà sur place, il s’est occupé du logement avant que je n’arrive. C’est ce que je conseille à toute personne qui souhaite s’installer au Maroc : il faut y venir à plusieurs reprises avant son installation officielle afin de repérer le quartier qui vous convient le mieux ainsi que le logement adapté à votre budget et à vos besoins. Nous avons opté pour un appartement situé dans une résidence que l’on appelle « sakan qtissadi« , autrement dit type logement social. Un salon, une salle de bain, une cuisine et trois pièces, on s’y sent merveilleusement bien Al Hamdulillah. Néanmoins, étant le logement le moins cher du marché, les matériaux de construction ne sont pas toujours de bonne qualité. Il a fallu refaire des travaux dans l’appartement malgré le fait qu’il soit neuf.

As-tu facilement trouvé un emploi ?

Je travaille à mon compte depuis chez moi, principalement avec des clients qui viennent de France. Un an après, j’ai trouvé une certaine stabilité. Il faut dire aussi que ce projet s’est construit au fur et à mesure, tout est venu naturellement. Ce n’était pas du tout planifié. Et je remercie toutes celles qui m’ont soutenu et m’ont poussé à franchir le cap, vous vous reconnaîtrez.

Au Maroc, si tu parles couramment le français, que tu possèdes des diplômes français ainsi qu’une expérience professionnelle en France, tu trouveras beaucoup plus facilement du travail qu’un marocain lambda. C’est une triste réalité mais il existe une discrimination à l’embauche en faveur d’une personne d’origine française. A toi de le tourner à ton avantage et de te former en France afin d’obtenir un bon poste au Maroc, et pourquoi pas monter ta propre société In Shaa Allah.

As-tu rencontré des difficultés au niveau de la langue ?

Oui et non. Je maîtrisais déjà quelques notions de darija (le dialecte marocain) mais pas assez pour entretenir une conversation ou me débrouiller seule dans la rue. Me marier à un marocain m’a mis devant le fait accompli : j’ai du apprendre la langue à la vitesse grand V, et ça a très bien fonctionné même si je continue à faire quelques petites erreurs.

Dans l’ensemble, les marocains sont plutôt tolérants. Si tu ne possèdes aucune notion de darija, ils arriveront à te comprendre car la langue française est très présente. Mais je te conseille vivement d’apprendre le dialecte marocain pour mieux t’intégrer et ainsi pouvoir te débrouiller plus facilement. Pour cela, je te dirige vers ma collègue Aurélie du blog Maroc Emoi (juste ici : https://marocemoi.com/) qui propose des cours de darija pour débutants.

As-tu rencontré d’autres difficultés ?

Oui ! Mais elles sont toutes surmontables Al Hamdulillah. En premier, je cite les soins médicaux qui sont vraiment chers comparés au salaire moyen marocain. Si tu ne disposes pas de couverture sociale via ton travail ou celui de ton/ta conjoint.e, la facture sera salée. Les hôpitaux publics sont parfois gratuits mais ils sont clairement à fuir : manque d’hygiène et parfois mauvais traitement ! Le privé est donc à privilégier mais cela représente un coût non négligeable.

De plus, mon premier hiver passé au Maroc a été vraiment difficile. Il n’y a pas de chauffage dans les maisons, exception faite dans les beaux quartiers. La majorité des marocains se réchauffent l’hiver avec de gros pyjamas et des couvertures épaisses. Lorsque l’on est habitué au confort d’un chauffage à la maison, la transition est vraiment rude. Je te conseille de prévoir un petit radiateur électrique ou un souffleur utilisé dans la salle de bain pour ne pas tomber malade. Heureusement, ce n’est que l’affaire de deux ou trois mois maximum selon les régions.

Un autre point compliqué pour moi : l’argent. La monnaie officielle du pays est le dirham. Néanmoins, la plupart des gens parlent en riyals (20 riyals = 1 dirham). Il est temps de se remettre au calcul mental et ce n’est pas forcément évident dans un premier temps. Une sista m’a donné son secret : lorsqu’un commerçant me donne le prix, le plus souvent en riyals, je le divise une première fois par 10 puis par 2 pour obtenir le prix en dirham. Exemple : une place de taxi à 260 riyals, divisé par 10 cela fait 26, puis divisé par deux cela fait 13 dirhams.

Dernier point négatif que j’aborde est la conduite des marocains. Pas de code de la route, chacun suit son instinct. Il faut vraiment être prudent, notamment au coeur de la ville : des piétons qui traversent sans regarder, des taxis qui sortent de nulle part sans clignotant, des voitures qui grillent les stops et les feux rouges, des motos qui se faufilent entre les voitures à toute vitesse et j’en passe des meilleures. Il faut être très concentré, réactif et garder son sang froid. Bon courage aux automobilistes !

Pour finir, quels sont les points positifs que tu as rencontrés ?

Il y en a tellement… Premièrement, la place de l’Islam dans la société marocaine. C’est pour cette raison que je me suis installée au Maroc, car c’est un pays musulman. J’ai la liberté de pratiquer ma religion comme je le souhaite, sans jamais être embêtée à ce sujet. L’appel à la prière, le Ramadan, une mosquée à chaque coin de rue, la fête de l’Aid, le rappel d’Allah est sur toutes les lèvres. Quel bonheur !

Deuxièmement, la générosité, l’entraide et l’hospitalité des marocains. Ici, nous sommes tous frères et soeurs, et nous appelons les aînés « mon oncle » ou « ma tante« . Si tu es perdu.e au détour d’une ruelle ou que tu subis un quelconque accident sur la route, de nombreux inconnus autour de toi vont te prêter main forte de bon coeur. La notion d’entraide et de soutien est très ancrée chez les marocains.

Troisièmement, la richesse culturelle et artisanale du pays. Le Maroc regorge d’histoire, de secrets, de savoir faire que je découvre chaque jour qui passe. L’artisanat est si riche et si présent : le fer, la poterie, l’or et l’argent, le bois, la peinture, l’architecture, la couture, la gastronomie, le cuir, la broderie, et j’en oublie tellement d’autres. Ce que j’aime le plus est que l’artisanat marocain tend traditionnellement vers des matières naturelles et respectueuses de l’environnement, un vrai plus.

Quatrièmement, les fruits, les légumes, les herbes aromatiques et les céréales sont vraiment accessibles à tous. Manger équilibré est très simple au Maroc ! De plus, la culture marocaine privilégie le fait maison. Peu de produits industriels entrent dans les foyers, sauf exceptions. Votre santé vous remerciera de vous être installé.e au Maroc !

Cinquièmement, la beauté des paysages qui sont à couper le souffle et le climat méditerranéen. Le pays a tellement à vous offrir : le désert, la montagne, la plage, la forêt, il y en a pour tous les goûts. Pas besoin d’aller au-delà des frontières pour être dépaysé.e, il suffit de voyager à la découverte du pays pour trouver son bonheur. De plus, le climat ensoleillé la majeure partie de l’année met vraiment de bonne humeur !

Et j’en oublie très certainement ! Pour moi, tous ces points positifs emportent largement sur les quelques difficultés citées plus haut.

J’aime ce pays, et je ne le quitterai pour rien au monde. J’espère que tu apprends à l’aimer aussi à travers mes yeux et mes écrits.

A bientôt pour un nouvel article sur le Maroc green et écolo !

Nora B.

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